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Socialistes fort marris

A quelques voix près, les citoyens n'ont pas suivi la gauche. Ils ont refusé l'élection du Conseil communal par le peuple, ainsi qu'un tournus à la présidence «La commune est divisée en deux clans et ce clivage persiste même lorsque l'on propose des solutions démocratiques. C'est navrant!» Président de la section du parti socialiste (PS) des Genveveys-sur-Coffrane, François Cuche faisait état, hier, de «la grande lassitude» de son parti, en commentant les résultats des deux initiatives populaires déposées par celui-ci et sur lesquelles la population a été appelée à se prononcer en ce dimanche.

22 mai 2006, 12:00

La première demandait à ce qu'un tournus soit instauré à la présidence du Conseil communal. Quant à la seconde, elle sollicitait l'élection du même Conseil communal par la population.

Absence de reconnaissance

Une population qui n'a pas suivi les socialistes. Les résultats furent pourtant extrêmement serrés, puisque c'est par 233 non contre 215 oui que les citoyens ont refusé un tournus à la présidence et par 226 non contre 221 oui qu'ils ont renoncé à élire l'exécutif.

«Nous attendions de la part des citoyens une reconnaissance du magouillage qu'il y a eu en début de législature pour imposer une personne à la présidence de la commune», commentait François Cuche qui vivait, hier, son dernier jour en qualité de président de la section locale du PS, puisqu'il a choisi de passer le témoin lors de la dernière séance du Conseil général (lire notre édition du 14 mai).

Travail remis en cause

Et l'élu socialiste de poursuivre: «Tout ce qui émane de notre parti est balayé sans discussion! Cela remet en cause la valeur du travail que nous fournissons. Nous allons nous réunir pour en discuter. Notre groupe est fatigué de ramasser, depuis avril 2004, des coups d'une violence inacceptable. Cette situation est grave pour l'avenir de notre village. Alors que la personne qui occupe la présidence de la commune devrait être rassembleuse, notre présidente actuelle divise. Dans une telle ambiance, il est impossible de gérer correctement les affaires communales. D'autant que notre exécutif fonctionne en dilettante!»

Nous ayant annoncé, vendredi, qu'elle serait absente ce week-end et ne pourrait donc pas commenter le résultat de ces votations, la présidente de commune, la libérale Astrid Dapples, nous a aiguillé vers le vice-président de l'exécutif, Pierre-Vincent Dubuis. Le radical s'est dit satisfait de ce résultat, la droite ne souhaitant pas modifier l'actuel règlement de commune. «Tout le monde n'est pas apte et tout le monde n'a pas forcément le temps d'occuper un siège au Conseil communal ou d'en assumer la présidence, résume-t-il. Par ailleurs, jusqu'à ce que l'appétit politique d'une personne ne s'aiguise un peu trop, nos autorités communales ont toujours fonctionné de manière harmonieuse. J'espère qu'à présent les choses se calmeront et que nous pourront empoigner des dossiers importants, comme celui des fusions. La population n'a, en effet, rien à gagner de ces disputes partisanes!» / FLV

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