Point de vue d’Antoine de Montmollin: «Féminisme et écologie: malaise libéral»

Le député socialiste au Grand Conseil Antoine de Montmollin évoque les thèmes qui sont, pour lui, les grands défis du 21e siècle.

08 mars 2019, 12:00
En 2019, les femmes neuchâteloises auront plusieurs occasions de manifester.

Cette semaine, comme l’entier de l’année 2019, est à placer sous le signe de la lutte pour l’égalité femmes-hommes. En effet, nombreuses sont les femmes (et hommes solidaires) qui ont décidé de manifester ce 8 mars pour dénoncer les discriminations qui perdurent à leur encontre.

Et ce ne sont là que les prémices de la grève générale du 14 juin. Autre mobilisation d’envergure: celle des jeunes pour le climat, dont l’ampleur témoigne d’une véritable prise de conscience collective.

Féminisme et écologie: deux sujets qui marqueront 2019, année lors de laquelle nous renouvellerons le Parlement fédéral. Si pour les partis de gauche, la nécessité de prendre des mesures fortes pour répondre aux attentes de la population sur ces questions semble couler de source, il n’en va pas de même pour la droite libérale traditionnelle. En témoignent notamment les récents votes parlementaires sur ces thématiques.

Cette attitude s’explique simplement: le libéralisme économique repose sur la conviction que les mécanismes de marché seuls permettent d’atteindre des équilibres optimaux. Pourtant, la crise écologique à laquelle nous faisons face et les inégalités de genre persistantes sonnent comme autant d’échecs probants de cette doctrine. Il paraît évident que c’est bien l’action des pouvoirs publics qui peut permettre de relever les grands défis de notre siècle.

Alors, chères et chers libéraux, n’hésitez plus: manifestons ensemble pour le climat et pour l’égalité femmes-hommes. Et, qui sait, forts de la prise de conscience de la faillite programmée de notre système acquise à cette occasion, vous finirez peut-être même par nous rejoindre pour défendre les travailleurs le 1er mai…