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Les émotions d'un trio de Savagnier à la Patrouille des glaciers

Georges, Sarah et Arnaud se sont élancés, jeudi matin, d'Arolla, à l'assaut d'un rêve: la Patrouille des glaciers. Une équipe soudée, qui a rallié Verbier en 8h41, après une course sans encombre, qui s'est déroulée dans des conditions idéales. Rencontre avec ces trois passionnés, entre le stress du départ et les larmes de l'arrivée. Des moments de pure émotion. «C'est génial! J'ai réalisé mon rêve!» Il était 13h11, jeudi, quand la patrouille 570 a passé la ligne d'arrivée à Verbier. Quelques minutes plus tard, après le contrôle du matériel, derrière la zone d'arrivée, une jeune femme craque. Elle pleure toutes les larmes de son corps avec un sourire radieux. C'est Sarah Matthey, une Sylvagnienne de 21 ans, arrivée au bout de sa première Patrouille des glaciers (PDG), avec ses complices Georges-Alain et Arnaud, après 8h41 de course.

20 avr. 2008, 12:00

Une aventure qui a commencé l'été dernier, lors d'une randonnée aux Grisons. «Georges et moi faisons partie du même club de gym et lors de cette sortie je lui ai proposé de participer à la PDG», explique Sarah. «ça a toujours été un rêve pour moi, mais je ne pensais pas en avoir les capacités.» Georges-Alain, 57 ans, qui a déjà participé en 2000 et 2006, accepte alors le défi. Sarah convainc également son ami Arnaud, 25 ans, de prendre part à l'aventure, de même que sa s?ur Mary-Laure en tant que remplaçante. Ce mercredi matin 16 avril, après avoir accompli 32 000 mètres de dénivelé d'entraînement, les trois patrouilleurs sont prêts pour s'élancer, non sans appréhension, surtout pour Sarah. «Je flippe total. Ce sont des années de rêve, des mois d'entraînement et dans quelques heures ça va être l'aboutissement de toute cette attente.» De son côté, Georges-Alain, que la jeune femme surnomme affectueusement le «papy de la PDG», semblait plutôt serein. «Je me sens humble parce qu'on ne maîtrise jamais la montagne, mais en même temps confiant.» Quant à Arnaud, à quelques encablures du départ, il dit relativiser et s'imagine déjà sur le parcours, voire même à Verbier.

Côté stratégie, le mot d'ordre est l'amitié. «La PDG c'est surtout une histoire d'amitié. Il faut rester groupés, c'est essentiel, au même titre que le mental qui représente le 80% de la réussite», confie l'expérimenté Georges-Alain, poursuivant: «Nous sommes une équipe plaisir, notre objectif c'est l'aventure, courir dans la bonne humeur et prendre le temps de s'arrêter si nécessaire.» But atteint pour la patrouille 570, qui n'a pas manqué de prendre une pause de 45 minutes à la Barma. «J'avais des cloques qui commençaient à se former», justifie Arnaud.

Pour Sarah, le plus dur a été l'attente avant le départ et la montée jusqu'à Riedmatten, une étape éliminatoire à franchir en moins d'une heure trois-quarts. «On est parti trop vite, c'était vraiment dur. Après Riedmatten, j'ai hurlé de bonheur. J'étais soulagée et j'ai vraiment pris mon pied tout le reste de la course», relate la jeune femme en larmes. «Je suis désolée, je suis en train de prendre conscience qu'on y est parvenus.» Et Georges-Alain de confirmer: «On ne l'a pas lâchée, elle était entre Arnaud et moi. La partie la plus difficile a été la montée de Rosablanche, mais les conditions étaient parfaites. Je ne me sens même pas fatigué. C'est la plus belle édition que j'ai faite, la plus gratifiante.» D'autant plus que familles, amis et voisins étaient là pour les encourager à Rosablanche ainsi qu'à l'arrivée.

Et Sarah de conclure avant d'aller se changer: «Je repars demain!» / FNO

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