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Le moulin de Bayerel prêt pour accueillir le printemps

L'inauguration officielle du moulin de Bayerel restauré aura lieu au printemps. Petite balade au c?ur d'un bâtiment plusieurs fois centenaire qui attire déjà de nombreux curieux. Cinq années de travail et 2,3 millions de francs. C'est ce qu'il a fallu à l'Association du moulin de Bayerel (AMB) et à ses partenaires pour offrir une deuxième vie à la bâtisse bordant le Seyon, installée au pied du village de Saules. Une renaissance qui sera célébrée officiellement le printemps prochain.

30 nov. 2007, 12:00

Derrière une petite porte vitrée se dessine la silhouette d'un homme. Celle de Jean-Marc Fischer, président de l'AMB. Ce dernier, qui occupe l'appartement accolé au moulin, termine une visite du site avec un groupe de retraités de la région. A l'intérieur, l'odeur de la peinture fraîchement déposée embaume les lieux. «Nous venons de terminer les portes des dortoirs», explique Jean-Marc Fischer. «Nous louons cependant ces chambres depuis quelque temps déjà. A l'approche de la Fête des vendanges, nous avions accéléré le rythme des travaux pour accueillir une fanfare de 50 personnes.»

Si l'intérieur de la ferme attenante, destinée à accueillir séminaires et classes vertes, est moderne, les détails de l'ancien moulin datant de 1642 ont eux aussi été soignés. Depuis les encadrements de fenêtres et de portes repeints dans leur rouge d'origine jusqu'aux meules du moulin, en passant par la roue à augets. De grands godets de 26 litres dans lesquels l'eau se déverse et met en mouvement la roue qui faisait fonctionner la raisse, l'ancienne scierie hydraulique de Bayerel. «Ce qui est fantastique pour moi, en tant qu'ingénieur, c'est toute cette technique», glisse Jean-Marc Fischer. «Tous ces engrenages, cette mécanique qui fonctionne à merveille. Le mélange des pièces métalliques, de bois, de granit ou encore de calcaire. On s'aperçoit de toute la difficulté d'entretenir de telles installations. Et pas question à l'époque d'utiliser des roulements à billes.»

Dans l'ancienne meunerie, installée en dessous de l'appartement des Fischer, deux meules du 19e siècle trônent à hauteur. Posées en à-plat sur une structure en bois. «Lorsque le moulin était en activité, cela générait énormément de vibrations», détaille Corinne Nicaise Marcacci, guide-interprète du patrimoine et membre de l'AMB. «Et ce, tout au long de la journée. C'est pourquoi ce type de structure en bois était construit de manière totalement indépendante du reste du bâtiment.»

Sur le côté de la pièce, l'encadrement boisé d'une fenêtre laisse apparaître les traces noircies de l'incendie qui ravagea le moulin en 1742. A l'extérieur, la roue à augets tourne tranquillement. Le froid n'a pas encore gelé le bief, ce petit canal qui conduit l'eau du Seyon vers la roue pour l'alimenter. /YHU

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