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Le vrai goût du terroir

Un vent de liberté a poussé Assunta Montinari et Martin Kiser au sommet du vénérable col. Les deux marchands des quatre saisons sont heureux. Et ça se voit! «Tout l'or du monde ne me ferait pas changer de vie! Assunta Montinari se marre. Le col de La Vue-des-Alpes m'offre depuis bientôt dix ans l'opportunité de méditer, de réfléchir, de faire causette avec les gens et surtout de pousser mes coups de gueule par tous les temps et quand j'en sens le besoin!» Une pointe d'accent italien, que la jeune femme a importé de Lecce, se mêle à la conversation. «Ici, je comble tous les jours mon gros besoin d'indépendance. C'est pas génial ça?» Une délicieuse odeur de pain frais s'échappe de son petit chalet qui est juché au sommet du col de La Vue-des-Alpes. «Chez moi, on ne trouve que des produits du terroir. Plus, c'est vrai, des glaces et quelques fromages de brebis qui, eux, viennent directement de Corse».

01 févr. 2006, 12:00

Le quotidien des deux marchands des quatre saisons flirte sans vergogne avec leurs rêves. Leurs échoppes sont ouvertes tous les jours. Eté comme hiver. Et même si les affaires sont plus florissantes les week-ends, seule une grosse tempête pourrait leur tenir tête.

Heureux qui comme Martin

Des fruits s'échappent de l'échoppe de Martin Kiser. «Ils ne restent enfermés que quand il fait vraiment un temps de chien!» Propriétaire du petit magasin qu'il a racheté en son temps à Luc Dupraz, Martin ne vend que des produits de première nécessité. «Essentiellement des fruits et des légumes, qui proviennent des cultures de mon frère qui est maraîcher en Suisse alémanique. Et quelques pots de confiture que je mitonne moi-même!» Martin est heureux. «C'est un choix de vie! Avant, quand j'élevais encore mes porcs à Savagnier, je n'avais guère de temps libre. Ici, je peux philosopher. Suivre à mon rythme mon chemin de vie.»

Les fruits et légumes n'aimant guère les grands froids, les affaires de Martin tendent tout naturellement vers une certaine somnolence.

Martin Kiser ne serait-il le marchand que d'une saison? «C'est un peu vrai. Visiblement, les skieurs ont nettement moins besoin de mes services que les randonneurs. Ce qui ne m'empêche d'ailleurs nullement d'être heureux! De toute manière, l'endroit est tellement beau qu'il n'est pas dit du tout que je n'y reste pas encore une bonne dizaine d'années!» / CHM

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