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L'exécutif ne répondra pas à la missive des socialistes

Le Conseil communal des Geneveys-sur Coffrane a fait part au législatif de son intention de ne pas répondre à la lettre que les socialistes lui ont envoyée début octobre. Un courrier expliquait leur intention de ne plus siéger jusqu'à nouvel ordre au sein des autorités communales. «Le Conseil communal a décidé de ne pas répondre à la lettre des socialistes», a expliqué Jean-Pierre Jéquier, le président de l'exécutif girafe. A l'heure d'aborder les «divers», les élus des Geneveys-sur-Coffrane ne pouvaient pas faire l'impasse sur le courrier qui leur a été envoyé début octobre. Les socialistes de la commune y réitéraient leur intention de ne plus siéger au sein des autorités politiques communales.

28 oct. 2007, 12:00

La raison? Ils ont jugé scandaleux le contenu de la lettre de démission du Conseil communal, qui s'était retiré en bloc en février dernier. Selon eux, elle était inacceptable tant sur le fond que sur la forme. Pire encore, elle contenait «des éléments anticonstitutionnels, mensongers ainsi que des attaques directes et personnelles envers un membre du Conseil général élu dans l'exercice des ses fonctions législatives.»

Pour rappel, les cinq conseillers communaux, tous de droite, avaient démissionné au début de l'année, accusant la gauche de tout faire pour miner leur travail. Selon la droite, les socialistes ont agi de la sorte pour exprimer leur mécontentement à la suite de la nomination d'Astrid Dapples, nouvelle en politique, au Conseil communal, alors que les élus de gauche lui auraient préféré l'expérimenté François Cuche, député au Grand Conseil. Les socialistes s'étaient retirés du Conseil général en mars pour protester contre l'absence d'excuses d'Astrid Dapples, qui les avait accusés de mener un «travail de sape». Depuis lors, plus aucun socialiste ne siège au sein du législatif girafe.

Dans sa lettre d'octobre, le groupe écrit qu'il ne peut plus «travailler avec des gens qui manipulent l'information et ne respectent pas les droits politiques d'autrui.» Et tant que ces personnes siégeront au sein des autorités politiques communales, les socialistes ne comptent pas revenir aux affaires. Jeudi dernier, le président de l'exécutif des Geneveys-sur-Coffrane ne voulait pas revenir sur cette histoire. «Nous n'avons pas envie de politiser le débat au sein du Conseil communal et ça en restera là».

Du côté de l'exécutif, ce mutisme ne convainc pas tout le monde. Le radical Roland Haering considère que «qui ne dit mot consent». Il aurait souhaité que l'on réponde aux socialistes. Mais on lui a rétorqué que «personne ne veux de polémique, il n'y a que vous qui voulez discuter. C'est tout». / CKA

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