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Insolite, le Tour du Val-de-Ruz est un vrai défi sportif

La trentième édition du Tour du Val-de-Ruz prendra fin ce soir aux Geneveys-sur-Coffrane, lieu d'arrivée de la neuvième et dernière étape. Enquête sur une compétition confidentielle, insolite et conviviale... Le début de chacune des étapes du Tour du Val-de-Ruz peut surprendre les non-initiés. Les rues du village hôte sont désertes: pas de ligne de départ, personne ne s'échauffe, aucun spectateur... Les habitants eux-mêmes ne semblent pas au courant de l'événement. Bref, la compétition, qui se déroule sur neuf mercredis en fin d'après-midi, de juin à septembre, est confidentielle et profondément inofficielle.

12 sept. 2007, 12:00

Dix minutes avant le coup d'envoi, une cloche retentit pour rassembler les participants: Sylvain Nicolet, l'organisateur du Tour du Val-de-Ruz, donne les dernières informations, et la course est lancée. «Le concept est simple», explique-t-il. «Ni balisage, ni dossard, ni ravitaillement officiel, ni transport des affaires à l'arrivée, ni douches en fin d'étape, ni spectateurs... Le cheni, quoi!»

Pas de publicité non plus: les adeptes se recrutent au bouche à oreille. «C'est une connaissance qui m'avait parlé de cette course il y a une vingtaine d'années, et le concept m'a tout de suite plu», explique Claude Pauchard, un inconditionnel de l'épreuve. «Les dix premières minutes, on court à l'allure des plus lents. Ça nous permet de discuter un peu et de faire connaissance avec les nouveaux venus, tout en s'échauffant».

Des novices qui suivent les habitués pour ne pas se perdre... Pour eux, c'est l'occasion de (re)découvrir la région: le parcours traverse chaque commune du Val-de-Ruz et grimpe tous les sommets alentours. Ainsi, si convivialité et simplicité sont les maîtres mots de la course, le défi sportif n'en est pas moins relevé - «C'est plus dur que le Tour du canton», affirment les habitués des deux manifesta- tions -, avec le Mont-Racine, Tête-de-Ran, Chaumont, le Mont d'Amin et Chasseral au programme.

Autre particularité: si l'un des concurrents n'a pu participer à l'une de ces réjouissantes étapes, il peut la rattraper pour figurer au classement général. «Le coureur fait le parcours tout seul, puis nous communique son temps», explique Jean-Claude Schnoerr, chronométreur du Tour depuis près de trente ans. «La confiance règne!» Après toutes ces années, aucune tricherie n'est à signaler. Et ça, c'est beau! / JJO

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