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Un siècle aux Crêtets

Les élèves actuels ont remonté le temps pour rappeler l'histoire de leur collège. La fête de demain sera encore agrémentée de diverses activités préparées en ateliers Ils aiment leur collège, qui est «comme une vraie maison». Les 300 élèves des Crêtets vont fêter leur école centenaire. Douze ateliers sont en ébullition pour offrir des présentations historiques, informatives, divertissantes, amusantes et imaginatives.

21 sept. 2006, 12:00

Ils vont remonter le temps, bien sûr. Jusqu'en 1902, lorsque les habitants du quartier demandèrent la construction d'un collège dans ce quartier en développement. La Chaux-de-Fonds avait beaucoup construit entre 1890 et 1906 - collèges de l'Abeille, de la Promenade (inauguré en 1893), de la Charrière (1895) et de l'Ouest (1900).

Un terrain fut acheté aux Crêtets en 1904, en bordure de ville, «avec un grand pré au sud», observent avec envie les historiens en herbe. La construction commença en 1906 et le collège accueillit ses premiers élèves à la rentrée de 1907. «Le crédit demandé était de 523.250 francs pour un collège de douze classes toutes situées au sud, comprenant encore une halle de gymnastique et, - dans un petit bâtiment adjacent - une remise pour les engins de pompiers.»

De huit à neuf ans

En 1942, la durée de l'école obligatoire passait de huit à neuf ans, le nombre de classes dut augmenter. «C'était bien seulement huit ans», ose un élève d'aujourd'hui. L'image du travail en usine dès 14 ans tempère vite ce regret.

Aux Crêtets, les effectifs ont eu des hauts et des bas, en fonction des crises, des guerres, du développement du quartier et de l'organisation scolaire. C'est ce collège qui a abrité, en 1965, la toute nouvelle section secondaire de préprofessionnelle, la seule dans ces lieux jusqu'en 1987, les autres ayant déménagé au collège de Bellevue, construit en 1965.

Les deux collèges furent unis en 1978 pour former un centre équilibré de 600 élèves environ, équivalant à ceux de Numa-Droz et des Forges, explique la nouvelle directrice, Micheline Poffet.

Mais dans les années 1980, les Crêtets prirent de l'âge, ses façades se rident, son toit ploie sous le poids des ans. Une rénovation s'imposait, de même que la construction de nouvelles halles de gymnastique. «Ça a coûté dix millions et deux maisons ont été démolies», s'exclament les élèves, plongés dans «L'Impartial» de l'époque. Pour tout savoir sur ce «Beaubourg sur Tchaux», c'est à eux qu'il faut s'adresser.

Une grande fête

Un autre groupe a fait l'exercice de l'interview, caméra au poing, d'anciens élèves, tels Charles Thomann, historien local, «content, en 1931, dans ce collège moderne», et Micheline Thommen, enseignante à La Fontenelle, à Cernier, qui «en garde un bon souvenir». Ces témoignages, accompagnés de saynètes jouées et de documents, composent un film qui sera projeté demain.

Des élèves ont fouillé le grenier du collège pour monter une mégabrocante. Des épouvantails serviront de décor. Le siècle sera survolé en chantant et en dégustant des plats futuristes, à la lumière d'un feu d'artifice maison et aux côtés de la Joconde des Crêtets et de robots totem et d'autres surprises. La fête se déroulera dans la cour, avec à boire et à manger. / IBR

Collège des Crêtets, rue Beau-Site 11, vendredi 22 septembre dès 17 heures

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