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«Tout pour la jeunesse!»

L'Association cantonale des musiques neuchâteloises se dotera d'un nouveau président, mais pas avant 2008. Le président sortant occupera ses fonctions jusque-là, en privilégiant le soutien à la relève aurai un successeur. En 2008». Pourtant, le président de l'Association cantonale des musiques neuchâteloises (ACMN), Georges Ducommun, a annoncé voici deux années déjà sa volonté de transmettre le flambeau. Mais malgré la recherche intensive d'une bonne âme compétente, on ne s'est pas bousculé au portillon. Et ceci même si le président sortant, après avoir envoyé sa lettre de démission dans les délais, a souhaité que l'assemblée des délégués de l'ACMN soit organisée, en 2006, par «sa» société, l'Espérance de Cressier. «Pour donner un signe symbolique fort».

06 févr. 2006, 12:00

L'assemblée a bien eu lieu à Cressier, ce week-end, mais Georges Ducommun s'est vu reconduire dans ses fonctions. «Cela fait huit ans que j'occupe ce poste et je ne pouvais pas imaginer une vacance. Il est très important que nos interlocuteurs sachent à qui s'adresser, pour une question de financement notamment!» Un financement assuré par une subvention cantonale de 3500 francs, un soutien de la Loterie romande de 50.000 francs et par divers sponsors privés. «A quoi il faut ajouter les cours décentralisés du Conservatoire, proposés aux jeunes des sociétés de musique à des prix préférentiels durant quatre ans». Un effort salué par l'ACMN, qui, forte de ses quelque 1200 membres et 600 jeunes, mise avant tout sur la relève. «C'est là le principal point que je compte développer», explique Philippe Schori, de Cernier, futur président de l'ACMN. «J'ai accepté ce poste parce qu'il me permettra de faire des connaissances, de maintenir les réalisations du passé et de communiquer mon amour de la musique, annonce l'actuel président de l'Union instrumentale de Cernier et de la Fédération des musiques du Val-de-Ruz. Mais il me fallait un délai, étant engagé dans un gros projet pour ma société. Qui devra aussi se trouver un nouveau président... Je ne voulais pas la mettre dans l'embarras».

«Maladie de société»

Reste à comprendre le manque d'empressement des sociétaires à briguer la présidence. «Une maladie de société, analyse Philippe Schori. Tout le monde veut faire partie d'une société, mais personne ne veut s'engager plus avant». Et Georges Ducommun de paraphraser John F. Kennedy: «Ne vous demandez pas ce que la société peut faire pour vous, mais ce que vous pouvez faire pour la société!» Une réflexion qui, selon lui, doit aussi passer par une évolution de la perception des sociétés de musique, trop souvent considérées comme passéistes, voire militaristes. «Notre travail est d'attirer un nouveau public, qu'il se rende compte que l'image qui nous colle à la peau ne correspond plus à la réalité». Jazz, musique de film et variétés sont souvent préférés aux traditionnelles marches ou autres polkas, même si «nous continuons de défendre les valeurs de respect et de tolérance entre les générations». Ce qui ne peut pas faire de mal. / FLH

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