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Sortir des sillons tracés

L'île de Minorque et les OGM ont retenu l'attention des anciens élèves de l'école cantonale d'agriculture. Qui ont tenu hier matin leur 115e assemblée générale «La bataille entre pro et anti- organismes génétiquement modifiés est rude en Europe. Si d'un côté les consommateurs et une majorité de paysans sont réticents, de l'autre, a lancé d'entrée de jeu le président de la Société des anciens élèves de l'école d'agriculture de Cernier, on voit que Bruxelles n'a même pas pu soutenir l'idée d'un moratoire face aux lobyistes de l'agrochimie. En dehors des profits colossaux et indécents des firmes agropharmaceutiques, il est bien difficile de trouver quelques avantages aux OGM!»

11 févr. 2006, 12:00

Tenant en haleine les nombreux agriculteurs venus assister, hier matin, à leur 115e assemblée générale qui s'est tenue sur le Site de Cernier, Pierre Bussy a encore dénoncé «la façon mensongère qu'ont certains d'oser dire que c'est pour lutter contre la faim dans le monde que ces recherches sont faites.» Et le président de la société des anciens élèves de l'école d'agriculture de faire encore remarquer que le problème du manque de nourriture en Argentine et au Brésil n'a fait qu'augmenter ces dernières années. «Je ne vous parle pas des problèmes de santé que l'homme rencontre et qui sont liés à la consommation régulière d'aliments issus d'OGM!»

Encore 15 jours d'attente

Relevant enfin que les prix à la production ont baissé de 25%, alors que ceux payés par les consommateurs ont augmenté de 10% après que les deux géants suisses de l'alimentation, «se sont emparés de notre production et gèrent nos prix une fois leur marge réalisée», Pierre Bussy a conclu par un tonitruant «cherchez l'erreur!»

Mais cette 115e assemblée générale a aussi permis à la cheffe du Département de l'éducation, de la culture et des sports (Decs), de féliciter le comité pour la bonne tenue des comptes de la société, dont le budget 2006, qui tourne autour d'un peu plus de 5300 francs, est parfaitement équilibré. «Ils sont bien meilleurs que ceux de l'Etat! Dans 15 jours, le Grand Conseil nous dira tout le bien ou le mal qu'il pense du projet que le Conseil d'Etat lui a soumis concernant l'avenir du Site de Cernier!» Mettant enfin l'accent sur l'importance d'une profession dont ceux qui l'exercent «sont un pendant important de l'économie de ce pays, Sylvie Perrinjaquet a conclu en ajoutant que le seul fait d'être au Decs signifie bel et bien que vous êtes importants et que vous appartenez à l'économie de ce canton!»

Directeur de l'Ecole cantonale des métiers de la terre et de la nature, Pierre-Alain Berlani a enfin fait part des soucis que rencontre aujourd'hui le système d'apprentissage en dual. «Nous ne savons pas de quoi l'avenir sera fait ni à quelle sauce demain, si la pression financière est plus grande, nous serons mangés! En matière de sacrifice, comme nous avons dix ans d'avance sur d'autres, je ne vois pas comment nous pourrions encore réduire les coûts fixes!» / CHM

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