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L'UBS présente dans tous les districts dès lundi

10 mars 2007, 12:00

L'UBS ouvrira lundi une succursale à Cernier. Avec cette implantation, la banque sera présente dans les six districts neuchâtelois.

L'implantation de l'UBS au Val-de-Ruz n'est pas seulement guidée par un souci d'équité de traitement des régions. Certes, l'UBS se réjouit d'avoir complété son maillage du territoire neuchâtelois et d'offrir ainsi un service de proximité. Mais l'ouverture de la succursale de Cernier révèle surtout une réalité économique, celle de la montée en puissance de l'endroit.

«L'arrivée d'une banque est un bon indicateur pour jauger de la vitalité du district», glisse Stéphane Mathey, responsable UBS pour Neuchâtel et le Jura. «C'est le seul district qui s'est développé de manière vraiment positive ces dix dernières années», relève Pierre-André Stoudmann, chef de l'UBS de Neuchâtel, dont dépend celle de Cernier.

Les nouvelles habitations y poussent comme des champignons. «Le Littoral est saturé, le débordement sur le Val-de-Ruz est naturel», renchérit Stéphane Mathey. «Nous avons trois cents succursales en Suisse, mais le monde change», convient Manuel Leuthold, responsable UBS pour la Suisse romande, «aussi devons-nous nous demander si nous sommes vraiment au bon endroit au vu du développement de certaines zones.» Et c'est ainsi que l'UBS a ouvert sa huitième filiale neuchâteloise. Quatorze emplacements ont été examinés avant que celui de Cernier soit retenu. «C'était le treizième, un chiffre porte-bonheur?» plaisante Pierre-André Stoudmann.

Les services que propose la filiale de Cernier reposent sur trois piliers: les hypothèques, la gestion de patrimoine et la prévoyance privée. En plus de la gestion courante des comptes. Mais c'est véritablement le premier des trois domaines qui sera le fer de lance des activités de la succursale vaudruzienne. «Une de nos priorités est d'accompagner les promoteurs qui viennent avec de gros projets immobiliers», convient Stéphane Mathey. «Nous n'allons toutefois pas nous focaliser sur l'hypothèque», précise Pierre-André Stoudmann, «nous visons le conseil global». C'est-à-dire fidéliser le client qui a pour habitude, en Suisse, d'être lié à plusieurs organismes bancaires. L'amener à ce que l'UBS devienne sa banque principale pour tous les types de prestations. Pour y parvenir, la relation entre le client et le banquier doit être basée sur un rapport de confiance. «Le choix de la personne qui aura la charge de l'infrastructure est donc crucial», observe Manuel Leuthold. Une marque d'estime pour Olivier Bilat, à qui la direction de la succursale a été confiée.

Autre objectif évoqué par Stéphane Mathey, réaliser dans le Val-de-Ruz les 30 à 35% de part de marché que l'UBS détient en moyenne nationale. Stéphane Mathey souhaite atteindre la rentabilité dans trois à cinq ans, sans déplacer dans la succursale des clients vaudruziens de Neuchâtel ou de La Chaux-de-Fonds.

Dernière particularité, la filiale sera la première banque neuchâteloise du groupe à ouvrir le samedi matin. Si l'expérience s'avère concluante, elle sera étendue au reste du canton. / DJY

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