Votre publicité ici avec IMPACT_medias

A six, le GGBA se sent plus fort

04 juin 2010, 09:12

Philippe Monnier est directeur depuis février du Great Geneva Bern Area, la promotion économique exogène commune de Neuchâtel, Genève, Berne, Fribourg, Vaud et du Valais. Basée à Lausanne, elle compte trois employés. Il a présenté hier pour la première fois le GGBA devant un parterre d'acteurs économiques de Suisse romande, à Neuchâtel. Le chef de l'Office de la promotion économique neuchâteloise Alain Barbal a salué «l'excellente collaboration avec le GGBA, l'intelligence et l'écoute de son directeur».

Le Business club belgo-luxembourgeois en Suisse organisait cette conférence repas dans les salons de l'hôtel Beaulac. Phillipe Monnier s'est dit comme à la maison, lui qui est originaire de Dombresson et a de la famille... en Belgique. Le directeur du GGBA parle sept langues dont le japonais et a vécu dans une dizaine de pays.

Il a expliqué que le GGBA cherche des investisseurs et des entreprises dans huit pays (Etats-Unis, Brésil, Russie, Inde, Chine, France, Italie et Allemagne) grâce à un réseau de 17 agents. «Si une entreprise frappe directement à la porte de la promotion économique neuchâteloise, elle peut l'accueillir», précise-t-il. Les promotions économiques cantonales sont libres de prospecter les autres marchés.

«Nous travaillons en étroite collaboration avec les promotions économiques. Nous leur transmettons les informations sur les besoins des clients», expose le directeur du GGBA. «Le client décide où il veut faire la visite. Souvent il visite plusieurs cantons, d'autres cantons en dehors du GGBA, voire d'autres pays en Europe. «On ne peut éviter la concurrence.»

Pour Philippe Monnier, une seule bannière pour six cantons donne de nombreux avantages: «Aujourd'hui les portes s'ouvrent beaucoup plus facilement. Si une entreprise ne trouvait pas son bonheur dans un ou deux cantons, il y aura plus de chance qu'elle le trouve dans les six!»

Les coûts du réseau à l'étranger sont aussi partagés, ainsi que ceux de communication et d'études de marché grâce à la synergie du GGBA, estime-t-il.

«Il y a plusieurs défis à relever!», lance l'ingénieur de formation. «Il faut vendre. Rapidement et beaucoup. L'équité est un autre défi: que tous les cantons soient traités de la même manière. Que leurs atouts respectifs soient bien mis en avant. Qu'ils se disent: «Je suis mieux servi au sein du GGBA que si je travaillais seul». Cela nécessite un travail permanent.»

Les six cantons partagent leurs informations grâce à un programme informatique commun. «Je leur ai aussi demandé d'être plus transparents dans leur organisation d'événements individuels», explique Philippe Monnier.

La coordination est un autre défi auquel il s'attelle: «Travailler à six est plus complexe que seul». /bwe

Votre publicité ici avec IMPACT_medias