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«Le profit, pas le bien commun!»

Quatre signataires invitent les conseillers généraux à déclarer leur commune «zone hors AGCS». Un Accord général sur le commerce des services élaboré par l'OMC «Nous refusons que la plupart des décisions qui concernent la liberté et la qualité de vie de la population soient prises par des organismes dont le but premier est le profit et non le bien commun. Car il faut savoir que ces décisions échapperaient à toute caution démocratique!» Ainsi s'expriment Laurence Bernauer, Christine Spichiger, Charlotte Vernet et Edith Samba, les quatre signataires d'un arrêté qui demande à la commune de Chézard-Saint-Martin de se déclarer «zone hors AGCS».

13 févr. 2006, 12:00

AGCS? Il s'agit «tout simplement» de l'Accord général sur le commerce des services, élaboré à huis clos par l'Organisation mondiale du commerce (OMC), en même temps qu'une série d'autres accords qui fixent les modalités du commerce dans le monde. Cet accord vise à privatiser une série de tâches. «Qui, en Suisse, sont actuellement dévolues aux autorités politiques. Notamment l'éducation, la santé, l'énergie, soit l'eau et l'électricité, les forêts, le social et la culture. Avec cette proposition, nous demandons donc aux conseillers communaux et généraux d'être très attentifs aux conséquences qu'aurait pour notre village l'acceptation par le Conseil fédéral des dispositions contenues dans l'AGCS.»

Les élus accepteront-ils de déclarer la commune de Chézard-Saint-Martin «zone hors AGCS»? «C'est vrai que ce serait la première commune du Val-de-Ruz à faire montre de solidarité vis-à-vis d'autres villages, villes et régions de Suisse. Aujourd'hui, relèvent d'une seule voix les quatre élues, seule la ville du Locle s'est déclarée «zone hors AGCS». Mais Genève, Delémont, Romainmôtier, Yverdon-les-Bains, Renens, et d'autres encore, ont déjà fait de même!»

En mettant en place en 1994 son traité de Marrakech, l'OMC, qui compte 148 pays membres, met selon les signataires pratiquement tous les domaines de l'activité humaine sous son emprise. «Immédiate ou programmée. Elle oublie l'ensemble des organisations internationales et s'autorise à se considérer comme dégagée de la doctrine de l'ONU au motif que sa vocation est purement commerciale et n'a donc pas à relever du droit international, commentent les quatre signataires. En théorie, la privatisation peut sembler utile pour réduire les prix et améliorer les prestations. En pratique, ça ne fait que favoriser les monopoles. On sait que les grandes entreprises font souvent semblant de se faire concurrence alors qu'elles cherchent à former des cartels. Résultat, les citoyens n'ont plus qu'à payer et à se taire!» / CHM

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