Le président tire le signal d'alarme

La Nouvelle Politique régionale fédérale entrera en vigueur le 1er janvier 2008. Pour l'Association région Val-de-Ruz, cela signifie moins de rentrées financières en perspective. Son président tire la sonnette d'alarme. «Il nous faut sérieusement empoigner le problème! Et très vite si l?on veut que l?institution demeure.» Daniel Henry, président de l?Association Région Val-de-Ruz (ARVR), appelle à un réveil de la mobilisation derrière l?institution vaudruzienne. C?est très préoccupé qu?il livre son analyse sur l?avenir de l?ARVR.

25 avr. 2007, 12:00

Vue de l?extérieur, l?ARVR semble être une association dynamique et en pleine forme. Serait-ce une façade? Pas du tout. Tant l?ARVR que la région se portent bien pour l?heure. C?est l?avenir qui est plus incertain. Nous allons nous retrouver face à une grande nébuleuse.

C?est-à-dire? La loi fédérale sur l?aide aux investissements dans les régions de montagne (LIM) nous assure grosso modo 150 000 francs par année, sur un budget de fonctionnement annuel de 300 000 francs. Dès 2008 et l?entrée en vigueur de la Nouvelle Politique régionale de la Confédération (NPR), la manne fédérale sera versée au canton et plus à l?ARVR. L?Etat se chargera ensuite de la redistribuer aux régions via des projets répondant aux critères de la NPR, tel le Réseau urbain neuchâtelois (RUN).

Lorsque les communes du Val-de-Ruz donnaient en janvier dernier leur accord d?intention au projet RUN, vous y voyiez un signe positif pour le développement régional. Qu?est-ce qui a changé? Rien. Je suis toujours d?avis que nous allons dans le bon sens. Simplement, la mise en place du RUN, notamment, privera l?ARVR de certaines ressources. Aujourd?hui, les communes membres nous versent sept francs par habitant. Sans les subventions LIM, nous devrions leur demander 22 francs par habitant pour garantir notre offre de prestations. C?est bien sûr impensable!

Se dirige t?on vers la fin de l?ARVR? Dans sa forme actuelle, probablement. Nous planchons sur les statuts d?une nouvelle institution. L?offre sera vraisemblablement réduite.

Des postes seront-ils supprimés? Pas nécessairement. Notre secrétaire régionale, par exemple, sera intégrée par l?Etat à l?association RUN.

Quelles solutions envisagez-vous pour ne pas tomber dans l?ornière? Tout le problème est là. Nous y travaillons. Des étudiants de l?Université de Neuchâtel que nous avions mandatés nous ont fourni quelques pistes. Nous devons travailler sur différents scénarios et tout ceci nécessite du temps et des bonnes volontés.

De quoi seront faites les semaines à venir? Il nous faut mobiliser les gens pour la suite. Nous avons de quoi tenir une année. Il nous faut déjà penser à l?établissement du budget pour 2008. Le temps presse! / YHU