L'associé de l'hôtel à Tête-de-Ran explique son choix de se retirer de l'établissement

L'un des associés de l'hôtel, à Tête-de-Ran, qui sera transformé en centre d’accueil cantonal pour requérants d’asile dès avril, explique pourquoi il a décidé de se retirer. En outre, il déplore les propos du directeur de Tourisme neuchâtelois qui s'étonne du nombre d'hôtels accueillant des réfugiés.

17 févr. 2016, 18:22
Dès le 1er avril, l’auberge de la Clef des champs accueillera entre 100 et 150 réfugiés.

Dès le 1er avril, l’auberge de la Clef des champs, à Tête-de-Ran, sera transformée en centre d’accueil cantonal pour requérants d’asile. Une annonce qui a suscité moult réactions. Or, l'un des propriétaires de l'hôtel, Michel Etienne, explique son choix de se retirer.

Par ailleurs, il a été frappé par certaines remarques. Notamment par les propos du directeur de Tourisme neuchâtelois. Interpelé par l’accueil de réfugiés dans de nombreux hôtels, ce dernier estime délicat de faire cohabiter migrants et touristes au sein d’un même établissement.

Aux yeux de Michel Etienne, il ne faut pas clouer au pilori les hôteliers qui souhaitent remplir leurs chambres, mais régler le problème en amont. "Je suis venu à Tête-de-Ran pour développer cette région car j’aime le tourisme, mais il n’y a pas eu tout le soutien derrière", confie-t-il. "Malheureusement, depuis 5-6 ans, avec l’arrêt des remontées mécaniques du coin, nous avons constaté une vraie baisse du tourisme."

Un peu frustré par la situation, ce septuagénaire a souhaité passer à autre chose. Il a décidé de vendre ses parts de l’hôtel à son associé, qui lui, a conclu un bail de dix ans avec le canton. "Il y a eu une bonne opportunité avec l’Etat."

Précisions, et réactions de la commune de Val-de-Ruz, à lire dans nos éditions payantes de ce jeudi.