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Des soins tout simplement proches

Chaque jour, huit infirmières et un infirmier du Centre de santé du Val-de-Ruz, visitent à domicile leurs patients. Une aubaine pour de nombreuses personnes âgées, ou éprouvant des difficultés à se déplacer, qui évitent ainsi l'hospitalisation. «Comment allez-vous aujourd'hui?» Il est 11h. Carole Bangerter, responsable de l'équipe des infirmiers du Centre de santé du Val-de-Ruz, débute sa dernière visite à domicile de la matinée. Installée en face d'elle, Pauline*, âgée de 90 ans, surélève sa jambe sur une chaise afin que l'infirmière examine son pansement.

02 mai 2007, 12:00

«Le contact humain est essentiel dans notre activité», explique Carole Bangerter. «Lorsque les gens nous ouvrent la porte, nous pénétrons dans leur intimité. C'est impératif de respecter cela pour que la confiance s'installe.» Consciencieusement, la jeune femme de 34 ans consulte le dossier médical de Pauline. D'une voix bien posée, elle interroge sa patiente, prêtant garde à bien articuler chaque mot. «Est-ce que cela vous fait mal lorsque je presse ici?» Au quotidien, la jeune femme rencontre majoritairement des personnes âgées.

Des patients qui, en l'absence d'un service de soins à domicile, devraient être hospitalisés. «Les soins que nous devons prodiguer deviennent de plus en plus complexes», souligne Carole Bangerter. «Nous procédons à des transfusions, des dialyses péritonéales... Fini le temps où il suffisait d'aller simplement vérifier des pansements.»

Avant de venir exercer au Val-de-Ruz, Carole Bangerter travaillait pour Terre des hommes à Massongex, en Valais. Là, elle s'occupait principalement d'enfants africains qui venaient subir de lourdes interventions, impraticables dans leur pays. «Je bénéficiais déjà là d'une grande liberté dans la pratique de mon métier», explique-t-elle. «Pour les soins à domicile, c'est un peu la même chose. Mais ici, nous avons la chance d'entrer en contact avec l'entourage direct des patients, la famille, mais aussi les voisins. C'est un plus pour nous.»

Carole Bangerter sort de son sac un étrange appareil bleu en forme de T. Elle se met à pianoter dessus. «Avec l'introduction de la Lamal nous avons dû prendre l'habitude de tout consigner sur cet outil: le «barman». Heure d'arrivée et de départ, actes médicaux...»

La visite s'achève. Pauline et son époux raccompagnent Carole Bangerter vers la porte. «Elles sont vraiment très bien», lance la nonagénaire en parlant des infirmières. Et son époux d'ajouter: «Auparavant, je devais sans cesse descendre en voiture à Landeyeux ou Pourtalès. Leurs visites à domicile nous sécurisent et nous soulagent vraiment.»

La porte se referme. La tournée de Carole Bangerter reprendra cet après-midi. Derrière la maison, l'époux de Pauline, serein, a repris la tonte de son gazon. / YHU

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