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Une nouvelle école internationale est en projet pour la rentrée 2013

L'école Montessori pourrait déménager et élargir son offre.

23 juil. 2012, 07:19
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L'école internationale Saint George, en raison d'inscriptions insuffisantes, ne rouvrira pas ses portes au mois d'août (notre édition du 4 juillet).

Elle n'exclut pas de le faire pour la rentrée 2013-2014. Toutefois, après avoir tenté durant trois ans de s'implanter dans le canton de Neuchâtel, il est probable que cette école anglophone basée à Montreux ne reviendra pas dans le collège de Sainte-Hélène, en ville de Neuchâtel (La Coudre).

D'autant qu'un nouveau projet vient d'être lancé. Il est piloté par le Département cantonal de l'éducation, mais la balle se trouve surtout dans le camp de l'école internationale Montessori.

Fondé en 1986, et installé sur les hauts de Neuchâtel (Cadolles), cet établissement accueille 130 enfants de 3 à 11 ans, avec enseignement bilingue français-anglais en immersion.

L'idée est la suivante: d'une part, cette école quitterait les Cadolles et prendrait ses quartiers dans le collège de Sainte-Hélène; d'autre part, elle élargirait ses prestations en ouvrant des classes des quatre degrés du niveau secondaire (8e à 11e Harmos).

Puis, dans un second temps, des classes pour les trois niveaux suivants, soit ceux du lycée, comme l'explique Cécile Bizet, directrice de l'école Montessori: "J'ai déjà eu de nombreux contacts avec la fondation "International Baccalaureate". Nous pourrions proposer les trois niveaux de lycée, avec baccalauréat international, après avoir obtenu l'accréditation que cette fondation délivre au terme d'un processus de trois ans."

 

Des acteurs de la région

Si ce projet aboutit, le canton de Neuchâtel disposera d'une école internationale bilingue français-anglais pour les niveaux primaire, secondaire et lycée.

"Je suis convaincu qu'une école internationale a sa place dans notre canton, et c'est une nécessité en terme de promotion économique" , commente le conseiller d'Etat Philippe Gnaegi.

Selon le ministre de l'Education, ce projet présente un grand avantage: "Il est mené par des acteurs de la région."

Ce qui n'était pas vraiment le cas de la Saint George's School, quand bien même elle avait le soutien de partenaires neuchâtelois. "Le nombre d'élèves nécessaires pour ne pas avoir de perte est de cinquante", explique Francis Kahn, président de cette très "british" école.

"Nous n'avons pas eu un nombre dépassant les vingt, malgré des campagnes de promotion importantes et des bourses. Il semblerait que nous n'avons pas rencontré le marché. Nous sommes déçus au vu des efforts tant financiers qu'humains que nous avons déployés."

Cette école a-t-elle tout fait pour que le projet aboutisse? Il y a eu trois directeurs en trois ans. Il se dit aussi qu'elle a connu d'importants problèmes avec certains élèves. Qu'il y a eu des plaintes de parents....

"Nous ne souhaitons pas polémiquer", réagit Jacques Soguel, président de l'association qui s'est démenée pour implanter une école internationale dans le canton (lire ci-dessous). "Au vu du petit bassin de population et de la difficulté à faire venir ici des expatriés à haut revenu, la tâche de la Saint George's School était loin d'être évidente" ,

 

"Prestations en nature"

 

L'Etat, la Ville de Neuchâtel - cette dernière est propriétaire du collège de Sainte-Hélène - et l'association appuient désormais l'école Montessori dans ses démarches. Au point de la soutenir financièrement au besoin? On voit mal les deux collectivités publiques subventionner une école privée...

En revanche, il pourrait y avoir un appui par le biais de "prestations en nature": "Nous sommes en train de voir dans quelle mesure le lycée Denis-de-Rougemont, qui propose une maturité français-anglais, pourrait collaborer avec l'école internationale. Par exemple sous forme d'"échanges" de professeurs.

" Quant à la Ville, c'est via le montant du loyer qu'elle pourrait soutenir l'école internationale.

L'association, elle, apportera peut-être un soutien financier à part entière à la "nouvelle" école. "Mais il s'agit d'abord de voir si elle a besoin d'aide ou pas" , indique Jacques Soguel. "Un business plan doit être établi d'ici le mois de septembre." "Tout est en négociation" , conclut Philippe Gnaegi.

Y compris du côté des services informatiques de l'Etat et de la Ville, qui seront peut-être regroupés dans les bâtiments en partie occupés actuellement par l'école Montessori (notre édition de vendredi dernier).

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