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Une grande star qui se passe d'artifices

08 avr. 2011, 09:01

Hugues Aufray sait être simple. Et cette simplicité, à la fois sincère et travaillée, a le mérite de conquérir les cœurs et les oreilles des publics les plus divers dans tous les coins où il va, des scènes gigantesques aux salles plus intimes. Parmi celles-ci, il y a le temple du Bas, à Neuchâtel, où le chanteur et guitariste français s'est produit mercredi dernier.

Simple dans sa musique, Hugues Aufray donne un concert essentiellement - substantiellement - acoustique. Les quatre musiciens combinent tous les sons de guitares, de la basse au banjo et de la folk à l'électrique. Quant à la fameuse voix du chanteur, elle caresse l'ouïe jusque dans ses dissonances. Certes, Hugues Aufray n'est pas petit garçon; ses «Rossignols anglais» ne chantent plus aussi vite. Mais son timbre chaleureux reste inchangé. Non, le temps n'y fait rien. Simple dans son attitude, il parle au public comme à un ami: sans fausseté ni distance. «Tranquillité, paix, sérénité»: son désir si complet d'amour et de calme peut paraître naïf, et il arrive qu'une chanson fasse rimer «aime» avec «aime». Cependant, il réussit ce que beaucoup d'artistes ont tenu pour impossible: écrire de la bonne musique avec des bons sentiments.

Simple encore est le lieu. Par sa sobriété et sa sacralité, le temple du Bas semble bâti pour accueillir une grande star qui se passe d'artifices. En outre, le chanteur s'est dit ravi de l'acoustique. Les Neuchâtelois l'ont d'abord écouté religieusement. Mais quand il s'est levé pour dandiner sur «Stewball» et «Santiano», toute la salle a suivi son mouvement dans un acte de communion naturel et joyeux.

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