Votre publicité ici avec IMPACT_medias

«Une défaite honorable, c'est gagner d'un point»

Université jouera ce soir en Hongrie son troisième match de poules de l'Eurocup. Après deux revers, les Neuchâteloises espèrent découvrir les joies de la victoire. C'est comme dans ces publicités où il y a un «avant» et un «après». Université a abordé l'Eurocup avec la peur de se prendre des casquettes, le voilà tenaillé par l'envie de terminer dans le haut du chapeau. Ce soir (18h), pour son troisième match dans le groupe E, il ne tâchera pas seulement d'apprendre et de faire au mieux. Il jouera pour gagner.

21 nov. 2007, 12:00

Le discours de l'été - Thibaut Petit affirmait vouloir aller en Coupe d'Europe «pour en prendre plein la vue...» - a changé de couleur avec l'automne. «Je commence à en avoir ras-le-bol de dire presque», lâche le Belge, à la fois revigoré et irrité par les courtes défaites concédées en Ukraine face à Kozachka-Zalk (85-81) et à Neuchâtel contre Ruzomberok (76-78). «L'équipe a démontré qu'elle était capable de rivaliser avec les meilleurs du groupe. On se déplace en Hongrie pour gagner. Rentrer avec une défaite de quelques points serait une énorme déception. Etre battu de 15 ou 20, en revanche, voudrait dire que l'on a perdu contre plus fort.» Ce qu'il n'envisage pas. «Je veux du positif dans la manière et, cette fois, dans le résultat.»

Thibaut Petit est ambitieux. «Le premier objectif, c'était la qualification. Le deuxième, apprendre. Mais après deux belles performances, dont une à l'extérieur, l'étape suivante est de gagner.» Et pas de se contenter d'un ersatz de satisfaction. «Au départ, réussir à chatouiller l'une ou l'autre équipe aurait été considéré comme une victoire. Mais c'est révolu. On veut aller chercher un vrai succès.» Le coach déteste être battu. «Pour moi, une défaite honorable, c'est gagner d'un point.»

Le revers de jeudi dernier lui est resté comme une arrête de poisson coincée dans le gosier. «Deux ou trois pertes de balle nous ont fait mal et on a commis des erreurs de distribution. J'ai dit aux filles que j'étais fâché. Je n'ai pas dit bravo pour votre prestation, merci Mesdames! Quand on perd de deux points, il y a forcément une remise en question, de la part du coach comme des joueuses. Cela ne sert à rien de dire que l'on s'est bien battu. Ce match, on devait le gagner.»

Les équipes d'en face sont-elles moins fortes que prévu, ou est-ce Université qui se révèle plus redoutable qu'espéré? «La surprise, c'est mon équipe», n'hésite pas Thibaut Petit. «Le gros avantages, c'est que toutes les filles sont compétitives en LNA, ce qui permet de ménager les leaders. Et d'arriver en Eurocup en étant au top physiquement. Ma grande interrogation était se savoir comment les filles allaient absorber ce rythme de deux matches par semaine.»

Plutôt bien, et mieux qu'attendu. Mais le Belge n'est pas devin. Il ne s'est pas inventé une frilosité par plaisir. «La prudence initiale était une manière de se protéger d'un éventuel faux-pas et d'enlever un peu de pression aux joueuses, en insistant sur le fait que l'on n'aurait rien à perdre, mais tout à gagner», conccède-t-il. «Et puis tout peut aller très vite en basket... Cinq minutes ratées et c'est 15-0 dans les gencives. On arrive vite à 40 points.»

Scénario plausible, mais refusé par la production. «Ce groupe a de la fierté et une capacité à se serrer les coudes quand ça va mal. Si l'on encaisse un 10-0, on sait réagir.» Le mieux étant encore de ne pas essayer. / PTU

Votre publicité ici avec IMPACT_medias