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Une bombe à retardement

Presque un an après la catastrophe nucléaire, les habitants qui sont restés tentent de retrouver une vie normale, entre colère et résignation.

24 févr. 2012, 00:01
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Fukushima, un samedi après-midi de février. Des grappes de jeunes victimes de la mode font du lèche-vitrine devant les commerces de Paseo Street, la rue pavée du centre-ville. Ils croisent des couples derrière une poussette, une famille endimanchée pour un mariage, avant de s'engouffrer dans un centre commercial pour prendre un verre dans un des cafés bondés. Quelques habitants portent un masque de protection. Contre la grippe et le rhume.

Fukushima est une ville comme une autre... jusqu'à ce qu'une voiture passe avec un compteur Geiger plaqué sur le toit pour relever le niveau de radioactivité. Ou que l'on tombe sur une des nombreuses stations de mesure essaimées aux quatre coins de la ville. Comme pour rappeler que la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi, qui a explosé le 11 mars 2011, n'est distante que d'une soixantaine de kilomètres. Et qu'elle n'a pas fini de cracher ses particules radioactives.

Un ennemi...

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