Un ticket qui a du succès

Plus de 150 affiliations au chèque-emploi neuchâtelois ont été enregistrées en une année d'existence. Un résultat qualifié de réjouissant Femmes de ménage, gardes d'enfants, jardiniers ou garde-malades: exactement 155 employés de maison ont recouru, en un an d'existence, au «Ticketac», le chèque-emploi lancé en janvier 2005 dans le canton de Neuchâtel.

06 févr. 2006, 12:00

«C'est un résultat réjouissant, qui dépasse les prévisions que nous avions faites pour la première année, explique Pascal Guillet, directeur de TAC Sàrl (pour Travail au clair), structure hébergée par la Caisse cantonale d'assurance chômage. Nous avions comme autre objectif de nous autofinancer en trois ans, ce qui devrait être le cas à partir de 250 affiliations environ.»

Satisfaction, donc, d'autant que le «Ticketac» n'a pas fait l'objet d'une grande publicité. Mais le chèque, gentiment, se fait connaître: «Au départ, c'étaient essentiellement des employeurs qui prenaient l'initiative. De plus en plus, ce sont les employées qui tiennent à être déclarées.»

Car même pour deux heures hebdomadaires, c'est clair: tout travailleur doit être déclaré, afin qu'il soit correctement assuré. Avec le chèque-emploi neuchâtelois, c'est simple: «Nous avons juste besoin d'une carte AVS puis, chaque mois, d'un des coupons du «Ticketac» dûment rempli», rappelle Pascal Guillet. Ainsi que d'une avance des charges sociales. «Nous nous occupons même de la mise à jour des permis de travail».

Sans surprise, plus des deux tiers des personnes employées via le «Ticketac» sont en effet étrangères, permis B et C en majorité. Mais les salaires versés sont «parfaitement corrects», estime le directeur de la structure, qui refuse cependant d'en donner le montant: «J'aurais peur que ces chiffres ne deviennent une sorte de norme dans la branche». Reste qu'il a fallu, quelquefois, inciter les employeurs à revoir le montant de leurs gages, qui frisaient parfois le code. «Mais dans tous les cas, ils ont tenu compte de nos remarques».

C'est essentiellement dans le ménage (environ 120 contrats) que le chèque-emploi a été utilisé, ainsi que pour la garde d'enfants. Pascal Guillet n'exclut pas de l'élargir à d'autres activités, comme la vente occasionnelle ou d'autres petits travaux, en fonction de la demande. Un accord a également été trouvé avec la caisse cantonale d'assurance populaire dans les cas où des cotisations LPP devaient être prélevées. Et même si quelques employeurs ont trouvé un peu élevés les frais administratifs prélevés (entre 3 et 5%), le système fonctionne plutôt bien. Et le bouche-à-oreille aussi. / FRK