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Un sursis, vraiment?

Eddy Barea a obtenu le droit de se faire entendre par le conseil d'administration. Mais Miroslav Blazevic ne reviendra pas sur sa décision et, sauf miracle, le Genevois prendra la porte Dimanche à la mi-temps de Grasshopper - Neuchâtel Xamax, Miroslav Blazevic mettait Eddy Barea à l'index. Le capitaine avait osé émettre une réserve quant à l'application du piège du hors-jeu en certaines circonstances. Lundi, le président Sylvio Bernasconi s'alignait sur la décision de son entraîneur. Le capitaine xamaxien ne faisait plus partie du groupe «rouge et noir».

22 févr. 2006, 12:00

Hier matin, aux aurores, Eddy Barea s'en est allé trouver le conseil d'administration, qui tenait séance. «Je désirais pouvoir m'expliquer» confirme le Genevois. Ce fut chose faite et Sylvio Bernasconi a proposé une nouvelle réunion, ce matin à 7 heures. «Il est tout à fait normal que nous le recevions. Le conseil d'administration doit connaître les deux sons de cloche» assure le président.

«Comment voulez-vous que je change d'avis? Le mal est fait»

Mis à part Eddy Barea, Miroslav Blazevic et Sylvio Bernasconi, «Bidu» Zaugg et Me Philippe Béguin seront de la partie. Une partie qui semble jouée d'avance, même si Eddy Barea fera valoir ses arguments. «Le débat s'est déplacé. La confrontation Blazevic-Barea n'a pas lieu d'être, explique le très probable futur ex-capitaine. J'ai agit de la sorte pour préserver les intérêts du club et de l'équipe.»

Miroslav Blazevic campe, lui, sur ses positions avec sérénité. «Comment voulez-vous que je change d'avis? Le mal est fait. J'attends de voir comment il peut s'expliquer, assure le technicien. Je ne suis pas énervé par la tenue de cette rencontre. Je le suis parce que nous avons perdu des points à cause d'une connerie.»

Il ne fait donc aucun pli que le «Blaze» ne reviendra pas en arrière, même s'il affirme ne pas comprendre ce qui a conduit son capitaine à oser donner son avis. «Je ne sais pas ce qui lui a pris. Je n'avais jamais décelé une anomalie chez ce garçon» tonne-t-il encore.

«Si la volonté du conseil d'administration est de me mettre à l'écart, je suis obligé de m'y plier»

Malgré 24 heures de sursis, Eddy Barea se trouve bien sur le mauvais côté du bim-bam et il paraît impossible qu'il ne soit pas éjecté ce matin. «Sa remarque était déplacée. Quand on mène 2-1 à Grasshopper, on écoute les consignes du coach. Si on perd 2-0, les choses sont différentes, argue Sylvio Bernasconi, un nouvel argument dans sa manche. De plus, il est maladroit de discuter les ordres devant toute l'équipe. Ce genre de désaccord se règle en tête-à-tête.»

L'issue de ce triste feuilleton ne fait plus de doutes. «Eddy Barea a un avis tranché. Miroslav Blazevic également. Il sera très, très difficile de trouver un compromis» termine le président, chagriné par la tournure des événements.

En contact avec Lucerne - «et d'autres clubs» -, Eddy Barea ne se faisait plus guère d'illusions. «Je suis sous contrat avec Neuchâtel Xamax, mais il n'a plus que 12 heures devant lui. Si la volonté du conseil d'administration est de me mettre à l'écart, je suis obligé de m'y plier.» / EPE

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