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Un ex-policier chinois expulsé en Italie

29 juil. 2010, 07:13

Un ex-policier chinois, requérant d'asile dans le canton de Neuchâtel, devrait être renvoyé ce matin en Italie. Ancien membre de la brigade spéciale de la police du chef-lieu de la province du Xinjiang (nord-ouest) durant quatre ans (1993 à 1997), ce requérant d'asile a accompagné des condamnés à mort au peloton d'exécution dans cette région de Chine. Ceux-ci subissaient des extractions d'organes destinées au trafic alors qu'ils étaient encore cliniquement en vie.

Interrogé par l'Agence télégraphique suisse, le conseiller d'Etat neuchâtelois Frédéric Hainard a confirmé hier l'information du journal «Le Temps», selon laquelle cet ancien agent de l'Etat chinois avait été arrêté mardi matin pour être transféré dans un centre genevois.

Cet Ouïgour d'origine (ethnie minoritaire, musulmane et de langue turque) devait être embarqué «mercredi ou jeudi au plus tard» dans un avion en direction de Rome. Du côté de l'ODM, son porte-parole Michael Glauser confirme que ce sera bien aujourd'hui à midi.

Ayant fui son pays en 2007, l'ex-policier chinois passe par Dubaï, l'Italie - qui lui délivre un visa Schengen -, la Norvège puis arrive illégalement en Suisse en novembre 2009, selon «Le Temps». A peine arrivé sur sol helvétique, un agent de l'Office fédéral des migrations (ODM) l'interroge et recueille son témoignage clé. Ensuite, il lui a notifié une non-entrée en matière.

«Il est question de prélèvements d'organes sur des corps vivants. A savoir le c½ur, les reins, les yeux, qui sont prélevés et vendus à bon prix», raconte le requérant, selon une copie de l'entretien du requérant avec les autorités suisses que «Le Temps» a pu se procurer. «On ne fait que tirer sur le condamné à mort de manière à ce qu'il reste vivant (...) Ils embarquent violemment le prisonnier dans l'ambulance et le conduisent à vive allure à l'hôpital et c'est là qu'à lieu le prélèvement», explique l'homme qui évoque une à neuf exécutions par mois au moins. Il dit avoir démissionné parce qu'il ne supportait plus ce job. «C'était à vomir», affirme-t-il. /ats-réd

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