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Un cyle en périle

18 nov. 2008, 08:57

La problématique de l'eau au Sénégal pourrait radicalement évoluer ces prochaines années. Avec des taux d'accès des populations à l'or bleu qui ne cessent de progresser, 98% en zone urbaine, 72% en zone rurale, on pourrait presque croire que ce pays est aux portes de la normalisation. Ce serait alors ignorer crassement la fragilité du cycle de l'eau. L'importance de la géologie des sols, celle de la gestion du territoire, du développement industriel mais aussi celle de l'évolution des normes d'assainissement. Aux canaux à ciel ouvert, qui charrient des eaux pestilentielles vers l'océan à Dakar comme ailleurs dans le pays, sont venus s'ajouter de nouveaux dangers qui guettent les réserves d'eau potable de toute une nation.

Des déchets amoncelés aux abords des forages aux latrines qui menacent les eaux de sous-sol, les risques de pollutions sont légion. Depuis le mois de juillet et les inondations qui ont touché Dakar et sa banlieue, des milliers de personnes vivent en permanence sous plusieurs centimètres d'eau. Outre l'explosion des cas de paludisme, les risques d'épidémie de choléra, c'est la nappe phréatique, qui désormais affleure, qui est en danger.

Dans une région ou la question de la quantité d'eau accessible et disponible est en phase de résolution, celle de sa qualité risque de devenir très vite insurmontable.

Lire "A Kirène, l'eau assoiffe les villageois"

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