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Un bonus Olympic

Remercié cet été par Fribourg, Slaven Smiljanic fait les beaux jours d'Union. En attendant mieux, mais l'aubaine est à saisir au rebond Il a le basketball ancré dans le coeur et les tatouages encrés dans les bras. Son regard trahit la présence de deux sphères orange à la place des pupilles. Quand il cligne des yeux, on dirait qu'il dribble. Et non, il n'est pas le frère de Boris, le «footeux» du FC Bâle.

28 oct. 2006, 12:00

De nationalité croate mais assimilé pour le basket, Slaven Smiljanic est à Union Neuchâtel comme il aurait pu être à FR Olympic. «J'avais un contrat oral pour deux ans, qui n'a pas été respecté. Fribourg a engagé Quidome et m'a remercié, alors que j'étais en vacances en Croatie... J'ai cherché une autre équipe, mais pour un professionnel, c'était dur...» Le 15 août, budgets et contingents de LNA étaient comme les hôtels de la Côte d'Azur, complets.

Virage à 180 degrés

Petar Aleksic lui a alors suggéré de s'entraîner avec Union. Pour garder la forme et en attendant mieux. «Je n'ai pas de contrat. Je suis libre de m'en aller si je reçois une offre de LNA. Mais il n'y a pas beaucoup d'équipes qui engagent des gars comme moi. Avec l'ouverture des frontières, on préfère se tourner vers des jeunes Français d'accord de jouer pour deux repas, un «appart» et de l'argent de poche. Le basket suisse fait mal financièrement. Il faut bosser à 50 ou 80% à côté. Ce que je suis prêt à faire. Je n'ai plus 20 ans non plus.»

Reste qu'il n'est pas facile de redevenir amateur. «Ma carrière a pris un virage à 180 degrés, se marre l'habitant de Villars-sur-Glâne. J'ai joué durant quatre ans pour tout gagner, le titre, la Coupe de Suisse, de la Ligue, j'ai tâté de la Coupe d'Europe, j'ai joué avec cinq ou six pros autour de moi, et je me retrouve dans un club en pleine reconstruction, relégué volontaire en LNB, au milieu de jeunes gars qui bossent à 100% et jouent pour s'amuser. C'est neuf pour moi!»

Heureusement, «Petar Aleksic est ambitieux et veut sortir le maximum de son équipe. C'est pour cela que je suis venu, même si la situation n'est pas claire. Si Union gagne tout, que se passera-t-il en fin de saison?» Forfanterie? Il semble que non. «Tout le monde sait qu'avec deux étrangers, Union peut viser le top 4. Avec moi, on peut viser la promotion!» Oups, doivent se dire les dirigeants. «C'est une belle équipe. Nicolas Flückiger est l'un des basketteurs suisses les plus talentueux. Et il y a Stefan Berther, Joël Donzé, Dominik Drazovic...»

Slaven Smiljanic a des responsabilités plein les épaules et la blessure de l'Américain Perkins n'a rien arrangé. Mais il aime ça. «J'ai toujours été l'un des joueurs majeurs de mon équipe. Là, c'est juste plus accentué.» Avec cet avertissement: «Il est possible que je ne sois plus là la semaine prochaine. L'équipe doit être prête à jouer sans Slaven Smiljanic.»

Comme marquer trois ou quatre buts en football

Quand on sait qu'il a marqué 42 points à Vernier... «Cela s'est donné comme ça, l'équipe shootait mal et il fallait un moteur pour remonter les dix points de retard à la mi-temps. C'est bien, sans être un exploit. C'est comme marquer trois ou quatre goals en football. Ça arrive, mais pas tous les jours!» A-t-il tiré la couverture à lui pour taper dans l'oeil d'un éventuel recruteur? Sourire en coin. «A 28 ans, les jours où je devais prouver ma valeur sont derrière moi.»

Le mot de la fin, entre espoir et coup de griffe: «Neuchâtel devrait chaque année figurer dans le top 5 de LNA. C'est dommage qu'il soit si difficile de trouver des sous.» Sous-entendu: par ici... / PTU

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