Votre publicité ici avec IMPACT_medias

Trop d'effets nuisent à la paix

Elie Chouraqui est, indubitablement, un homme de bonne volonté. Mais les meilleures intentions du monde n'enfantent pas forcément des chefs-d'oeuvre, comme le démontre «Ô Jérusalem», l'adaptation du best-seller de Dominique Lapierre et Larry Collins paru en 1971.

27 oct. 2006, 12:00

Le film a certes le grand mérite de remonter aux origines du conflit qui déchire la Palestine et Israël depuis des décennies. De l'éclairer, dans le respect des uns et des autres. Images d'archives à l'appui, on assiste ainsi au partage de la Terre sainte, voté par l'ONU en 1947, au lendemain de la guerre, puis à la création de l'Etat hébreu. Liés d'amitié depuis leur rencontre à New York, Bobby le juif (J. J. Feild) et Saïd l'arabe (Saïd Taghmaoui) débarquent ensemble à Jérusalem, puis se retrouvent très vite dans deux camps très opposés.

Sous les balles ennemies, Saïd perd son frère, Bobby la femme qu'il aime. Ils choisiront de s'épargner l'un l'autre. Ce vibrant plaidoyer en faveur de la paix s'englue hélas dans une facture très hollywoodienne, qui confond mise en relief et tension mélodramatique. / dbo

Neuchâtel, Apollo 2; 2h08

Votre publicité ici avec IMPACT_medias