Votre publicité ici avec IMPACT_medias

Trois équipes phare joueront en Suisse

La Confédération accueillera les représentants de la poule la plus relevée de la compétition. France, Italie, Pays-Bas et Roumanie en découdront à Berne et à Zurich. Chaud devant!

03 déc. 2007, 12:00

Au moment où Jürgen Klinsmann tirait le nom de l'Italie - à insérer dans un groupe qui comprenait déjà la France, la Roumaine et les Pays-Bas - Raymond Domenech ne pouvait retenir un geste d'énervement. Le sélectionneur des «Bleus», déjà passablement agacé par le fait que les vice-champions du monde aient été relégués dans le quatrième chapeau, a mis du temps à digérer ce que le sort a réservé à ses protégés. Après avoir laconiquement affirmé: «Ce n'est vraiment pas le groupe que je souhaitais», une question à peine impertinente d'un journaliste italien le poussait à bout: «Ce sera plus difficile qu'à la Coupe du monde pour la France puisque Materazzi joue encore alors que vous avez perdu Zidane, n'est-ce pas?» «Merci pour votre question». Domenech se levait et quittait la salle de presse. Le théâtre dans le sang...

Quelques minutes plus tard, en zone mixte, il essayait de minimiser: «Si on gagne nos deux premiers matches, celui contre l'Italie n'aura plus une grande importance...» Seulement voilà, battre les Pays-Bas et la Roumanie (qui a justement devancé les Bataves lors des éliminatoires) ne sera pas une sinécure. En fait, ce groupe s'annonce des plus indécis et des plus passionnants. La chasse aux billets sera rude pour les Bernois et les Zurichois...

Ce n'est pas Marco van Basten qui dira le contraire. Le «héron d'Utrecht» est un habitué des tirages difficiles. «Lors de la Coupe du monde, on avait dit que les Pays-Bas étaient tombés dans le «groupe de la mort» (réd.: avec la Serbie-Montenegro, l'Argentine et la Côte d'Ivoire). Comment peut-on alors appeler celui de l'Euro?», s'interrogeait le sélectionneur néerlandais. Entraîneur de l'Italie, Roberto Donadoni, lui, se voulait moins alarmiste: «Cela ne me dérange pas du tout que notre équipe retrouve la France». Même si c'est pour la quatrième fois en deux ans... «Chaque match a sa propre histoire. Il ne sert à rien de ressasser le passé.» Dans cette poule des retrouvailles, il ne pouvait manquer un zeste de nostalgie. «Je suis très content de revoir Marco van Basten», ajoutait Roberto Donadoni. Les deux hommes ont effectivement marqué l'histoire de Milan dans un passé pas tellement lointain. L'amitié ne les empêchera pas d'annuler le match amical entre leurs deux sélections prévu le 6 février...

Et la Roumanie dans tout cela? La qualification relèverait sans aucun doute d'un exploit. «Comment voulez-vous que je sois satisfait du tirage?» demandait le sélectionneur Victor Piturca. «On se retrouve face aux deux meilleures équipes du monde et aux Pays-Bas, une des plus prometteuses formations du continent. Il n'y a pas de raison de se réjouir.» Sauf pour les (télé) spectateurs... /ESA

Votre publicité ici avec IMPACT_medias