Tout le monde sur le pont!

01 mai 2009, 08:46

Les choses n'ont pas traîné. Elus dimanche, les nouveaux conseillers d'Etat neuchâtelois ont pris connaissance des dossiers ouverts mercredi. Et hier, ils ont consacré onze (!) minutes de leur précieux temps à se répartir la tâche. Vite fait. Bien fait?

Oui, dans la mesure où l'équipe fraîchement élue a eu la sagesse de ne pas toucher au seul élément subsistant de l'édifice gouvernemental précédent: Jean Studer conserve son portefeuille. Y compris le secteur clé des finances.

C'est d'abord un signe de sagesse de la part du trio libéral-radical, qui a préféré la stabilité et l'intérêt général du canton à une revendication de nature politique qui n'avait pas lieu d'être. Les trois néophytes reconnaissent aussi, de la sorte, la qualité du travail fourni par l'unique rescapé du Conseil d'Etat antérieur. Mais peut-être est-ce encore plus simple: Jean Studer avait la préséance. Il a choisi en premier. Il a choisi ses propres dossiers.

Ce même trio ne contestait ni le bien-fondé de la politique d'agglomération, ni la nécessité du Transrun. En revanche, il se faisait fort d'en accélérer la réalisation. Voilà donc Claude Nicati - et dans une moindre mesure Frédéric Hainard - au pied du mur. Là où l'on reconnaît le maçon, dit-on.

Mais il n'est pas seul. Dès maintenant, c'est tout le gouvernement qui devra monter sur le pont pour faire franchir au paquebot «Neuchâtel» les tempêtes qui nous guettent. Mesures de crise, soutien aux plus faibles, maintien des savoirs et des savoir-faire, lutte contre les points faibles (pourquoi la santé coûte-t-elle si cher dans ce canton?): les axes d'intervention sont multiples. Surtout, ils s'inscrivent dans un environnement en pleine mutation. Il est révolu, le temps où un canton comme Neuchâtel résolvait seul ses problèmes. Aujourd'hui, il doit se construire en regardant par-dessus ses frontières. Avec ses voisins, suisses et internationaux... Comme ils disaient en campagne, ensemble... bossons!