Votre publicité ici avec IMPACT_medias

The Licks ou les épines du rythme dans le paysage rock'n'roll

Le groupe neuchâtelois The Licks sera demain sur la nouvelle scène de Festi'neuch, la Rive. L'occasion de présenter pour la première fois à Neuchâtel leur premier album, «The Spark that Killed the Shadow». Rencontre avec le chanteur guitariste Franz Hausammann et le batteur Benjamin Monnard. Que l'on ne s'y méprenne pas: la rose sur la pochette de l'album n'annonce pas des balades doucereuses. Dans «The Spark that Killed the Shadow», ce sont plutôt les rythmes entraînants qui prédominent, comme des épines qui vous piquent les pieds, les empêchant de rester immobiles à l'écoute de la pulsation de la batterie et des riffs de guitare entêtants.

29 mai 2008, 12:00

«C'est un disque assez pêchu, du début à la fin», confirme le chanteur et guitariste du groupe, Franz Hausammann. Contraste avec l'énergie de leur musique: à une terrasse du centre-ville, le chanteur et le batteur Benjamin Monnard ont plutôt un air décontracté et nonchalant. Déjà présents à Festi'neuch en 2004, The Licks reviennent cette fois-ci avec un album dans leur bagage, et un nouveau batteur. «The Licks est né en 2003, mais l'arrivée de Benjamin a rendu le projet plus sérieux et professionnel. On a commencé à jouer sur de plus grandes scènes», explique Franz Hausammann.

Les attaches familiales du chanteur aux Etats-Unis ne sont sans doute pas pour rien dans le style rock garage du groupe. Ce qui se ressent aussi dans les textes, comme «Back to the City»: on se retrouve tout à coup au Mississippi, sur les bords de l'Ohio River, ambiance musicale comprise. Pour les trois membres du goupe, les artistes qui les inspirent viennent essentiellement de la scène punk-rock anglaise et américaine des années 1980, avec des références comme les New York Dolls, Dead Kennedys, ou encore Damned. Pour ce qui est de l'album, l'inscription dans une «tradition» du rock américain semble évidente. «C'est vrai que je m'identifie plus à la scène rock new-yorkaise», précise Franz Hausammann.

Qu'est-ce qui fait la particularité de The Licks? «Je dirais le mélange des genres, des influences, des personnalités que nous avons. Et aussi nos expériences musicales précédentes», répond Benjamin Monnard. Il est vrai que cela peut paraître détonant: un chanteur aux influences rock et country-folk, un batteur qui vient du punk, et un bassiste dont les dreads laissent deviner, à juste titre, des inspirations reggae et dub. «Mais le tout reste résolument rock avec la batterie de Benjamin», dit le chanteur Franz Hausammann.

Par rapport à la scène rock romande en général, les deux acolytes se situent quelque part entre le rock indie et garage, «moins indie que les Veveysans Rectangle et moins garage que les Biennois Come'n'Go», dit le chanteur guitariste. «Contrairement à la plupart des groupes de cette scène, on n'est pas cloisonnés dans une certaine catégorie: on séduit à la fois le grand public, et les connaisseurs», ajoute Benjamin Monnard. Et Franz Hausammann de lancer avec un sourire, «Moi je pense que c'est la touche country qui fait la différence. En tout cas, c'est ce que j'aimerais croire!»

Sur scène, The Licks promettent une ambiance festive. «Les morceaux sont joués encore plus énergiquement que sur le disque!», s'enthousiasme le batteur. A tester demain, à 21h45. / ANC

Votre publicité ici avec IMPACT_medias