Tentative évangélique à Neuchâtel

Après l'UDC (en fanfare) et le PDC (plus discrètement), un troisième nouveau parti cherche à prendre pied sur le sol neuchâtelois. Essentiellement actif en Suisse alémanique, le Parti évangélique suisse (PEV) considère la fondation d'une section cantonale neuchâteloise comme «une de ses priorités» en 2006. Il organise une soirée d'information, suivie d'un débat, demain soir au buffet Expresso, à Neuchâtel (19h30). Y participeront, notamment, le conseiller national bernois Walter Donzé, et le pasteur Jean-Claude Chabloz, intercesseur accrédité au Palais fédéral, en qualité de conseiller spirituel pour les parlementaires romands. Son intervention portera sur la compatibilité entre son engagement de chrétien et sa fonction à Berne.

02 févr. 2006, 12:00

Car la politique telle que la conçoit le PEV est fondée sur l'Evangile et orientée sur l'humanité. Une inspiration plutôt protestante, qui explique d'autant mieux sa volonté d'entrer en Suisse romande via Neuchâtel et Genève. Après Vaud, seul canton à compter une section, depuis 2004.

L'engagement chrétien

Coordinatrice romande du parti, Silvia Hyka estime que de plus en plus de chrétiens reconnaissent la nécessité de s'engager en politique. Est-ce parce qu'ils sont déçus par l'attitude des grands partis traditionnels? Ou un peu perdus par des prises de position toujours plus polarisées? Ils pourraient quoi qu'il en soit conférer au Parti évangélique une dimension qu'il n'a jamais eue.

Aujourd'hui, sa force électorale est de l'ordre de 2 pour cent. Il compte trois élus au Conseil national, issus des cantons de Berne, Zurich et Argovie. Avec deux de plus - ce qui constitue son objectif pour 2007 -, il pourrait former un groupe parlementaire. Pour l'heure, il y parvient en collaboration avec l'UDF (Union démocratique fédérale), qui occupe deux sièges. Une formation proche par son engagement chrétien, mais jugée comme un peu plus conservatrice par les évangéliques. /sdx