Tempvs Compvtare, marque aux nouvelles valeurs

18 janv. 2010, 08:45

«Le temps nous est compté»: c'est le message, traduit par la marque Tempvs Compvtare (avec des «V» à la place des «U»), que souhaite transmettre la jeune entreprise neuchâteloise, qui a pris ses quartiers à Serrières il y a moins d'un an. A sa tête, Rebecca et Nicolas Jeanson veulent montrer que le luxe peut être respectueux de l'environnement.

«Nos produits sont fabriqués à 100% dans le canton de Neuchâtel, ceci pour réduire au maximum les trajets nécessaires à leur production», indique Rebecca Jeanson. «Après cette première collection, nous souhaitons utiliser de l'acier recyclé: nous sommes en contact avec une organisation française pour nous en fournir. Et bien évidemment, nous ne proposerons jamais de bracelet en raie ou en requin...»

C'est d'ailleurs après avoir vu le film de Rob Stewart «Sharkwater», en 2008, que le duo s'est lancé dans l'aventure. «Un million de requins sont tués chaque année», explique Rebecca. Leur population mondiale a été réduite de 90%. Nous devons agir!»

Ainsi, le tiers du bénéfice des ventes de la «Shark Watcher», première montre de la jeune marque (chrono de plongée automatique équipé d'un mouvement ETA) sera reversé à l'association de Rob Stewart. Les Neuchâtelois d'adoption travaillent sur d'autres projets, tous «écoactifs et écoresponsables»: un chrono «Sea Shepherd», en hommage au «pirate» défenseur des océans Paul Watson et à son organisation, et une «Beewatch», montre pour dames destinée à soutenir des projets en faveur des abeilles. Des apiculteurs neuchâtelois ont d'ailleurs été contactés.

A qui s'adressent les produits de Tempvs Compvtare? A la grande famille des plongeurs, bien sûr. Mais aussi «aux collectionneurs, que l'on peut ainsi sensibiliser à la protection des espèces, tout comme à des écologistes qui, en achetant notre montre, font un acte militant», relève Nicolas Jeanson, qui est aussi le designer de la collection. N'ont-ils pas eu peur de se lancer en pleine crise? «La crise offre justement des opportunités», indique Rebecca Jeanson. «Les gens ont compris qu'ils devaient consommer de manière différente, penser au long terme, et nous nous inscrivons aussi dans cette démarche. De toute façon, puisque le temps nous est compté, nous avons pris le risque et nous sommes jetés à l'eau...» /frk