Suites indirecte à l"affaire Blili", deux nouveaux règlement pour l'Uni de Neuchâtel

L'Université de Neuchâtel est sur le point d'adopter deux nouveaux règlements: l'un sur l'intégrité scientifique (lutte contre le plagiat comprise), l'autre sur la gestion des conflits. Deux textes qui font indirectement suite à l'"affaire Blili".

29 sept. 2014, 17:50
L'entrée du bâtiment principal de l'Université de Neuchâtel.

Sam Blili, c’est le nom du professeur qui s’est fait l’auteur, selon l’expression du Conseil d’Etat, d’un «plagiat par négligence». Il est également impliqué dans la crise qui, l’année dernière, a secoué la faculté de droit et de sciences économiques.

Sur mandat du gouvernement, l'Université met la dernière main à un règlement en matière de respect de l’intégrité scientifique. Ce texte ne porte pas uniquement sur le plagiat, mais sur l’intégrité scientifique en général. Il mentionne donc d’autres infractions possibles, par exemple le fait de se prévaloir d’un titre dont on ne dispose pas.

Ce nouveau règlement concernera l’ensemble de la communauté universitaire: étudiants, doctorants, assistants, enseignants, rectorat et personnel administratif. Avec, en cas d'infraction, des sanctions différenciées en fonction du statut de son auteur.

Toujours sur la base d'un mandat du Conseil d'Etat, l'autre règlement porte sur la prévention et la gestion des conflits au sein de la communauté universitaire. Il prévoit notamment la mise en place d'un groupe de contact dont les membres pourront être approchés par toute personne qui, sur son lieu de travail, estime qu’il y a atteinte aux droits de la personnalité, en particulier en termes de harcèlement psychologique ou sexuel.

Ce règlement décrit les procédures possibles – les investigations peuvent être plus ou moins approfondies – et leurs éventuelles conséquences.

Davantage d'informations dans L'Express/L'Impartial de mardi.