«Stop à l’affichage compulsif», l’air du temps de Vicky Huguelet

Découvrez la chronique «Air du temps» de Vicky Huguelet.
20 sept. 2019, 05:30
AirDutemps-VickyHuguelet

Il reste pile un mois avant les élections fédérales. Depuis quelques semaines déjà, les partis politiques sont entrés en campagne afin d’inciter le peuple à voter pour leurs favoris. Et tous les moyens sont bons pour y arriver.

D’abord, l’affichage. Pour les organisateurs de manifestations culturelles souhaitant déposer des affiches et des bâches dans l’espace public, les conditions sont très strictes. Les lieux sont désignés, le temps compté. Gare à celui qui ne respectera pas les règles: les amendes pleuvent. Mais lorsqu’il s’agit de politique, tout semble permis. On pose son matériel partout, très tôt avant les élections. Et on l’enlève très tard après les votations… voire pas du tout.

Ensuite, les tracts. Sur les boîtes aux lettres, nombreux sont ceux qui ont apposé l’autocollant «Pas de pub». Vous pensiez que ça allait arrêter les candidats? C’est râpé. D’ailleurs, ça ne fait tiquer personne que les partis politiques prônant l’écologie remplissent les boîtes de papier? Surtout s’il passe directement dans les bennes…

Finalement, les réseaux sociaux. Et là, il y a de quoi se marrer: tout à coup, surtout lorsqu’on est journaliste, une nuée de candidats veulent devenir vos «amis» et envahissent vos «murs» d’une publicité souvent inadaptée à ces outils. De quoi les décrédibiliser en un seul clic.

Ne serait-il pas préférable que les représentants soient choisis pour leurs qualités plutôt que pour la quantité de pognon investie dans leur campagne?

par Vicky Huguelet