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Soutien à la formation

Nouvel appui pour la formation duale et l'intégration professionnelle des jeunes. Le plénum a accepté hier sans opposition une motion socialiste et PopVertsSol défendant une politique de soutien aux apprentissages «proactive et valorisante». Mais le résultat unanime de la décision finale ne reflète pas la vérité des délibérations.

05 oct. 2006, 12:00

Premier accrochage, celui entre le Conseil d'Etat, appuyé par la droite, et les motionnaires. Ceux-ci exigent l'urgence pour leur intervention. «Vous allez crisper le débat», prévient Sylvie Perrinjaquet, rappelant que le Conseil d'Etat a prévu un rapport sur le sujet pour décembre. Dans ces conditions, il semble malvenu de mettre les partenaires économiques sous pression. L'argument ne touche pas les motionnaires. Les blocs campent sur leurs positions. L'urgence est accordée par 53 voix contre 52.

Oppresser ou alléger

Le deuxième accrochage est déclenché par une des mesures envisagées pour encourager l'engagement d'apprentis: l'augmentation de la contribution au fonds pour la formation et le perfectionnement professionnels (FFPP), pour les entreprises non formatrices. «Une erreur stratégique», dénoncent alors agrariens, libéraux et radicaux à la tribune. «Plus nous taxons le travail, moins nous favorisons la création d'emplois», soutient le radical Damien Cottier. Pas question pour la droite d'oppresser davantage les entreprises. Elle propose donc de remplacer la proposition incriminée par sa solution, soit «veiller à diminuer les charges et contraintes administratives des entreprises formatrices». Alternative à laquelle se rangent les motionnaires. La motion passe la rampe dans le calme. /djy

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