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Séquence découverte

Université et Union Neuchâtel créent l'événement en couplant leurs matches à domicile. Une belle occasion de découvrir le basket féminin Il paraît que 2006 a été décrétée année du basket féminin. Vous le saviez? Non? Normal! Ces coups de projecteurs servent à éclairer les coins d'ombre où la lumière - tradition, ignorance, incompréhension? - se faufile à reculons. Ne serait-il pas ridicule de vouloir illuminer un feu d'artifice?

08 oct. 2006, 12:00

Généralement, la version féminine d'un sport - ici la main au panier - est postérieure - n'y voyez aucun jeu de mots mal placé - à la version masculine, qui constitue l'étalon à l'aune duquel on juge, on commente, on compare.

Or, de morphologies différentes, l'homme et la femme ne sont pas égaux devant la performance sportive. Une inégalité qui, bien sûr, sourit alternativement à l'un ou à l'une selon que l'on parle de force, de taille, de grâce, d'agilité, de souplesse...

Cette saison, Union Neuchâtel (LNB masculine) et Université (LNA féminine) vont coupler leurs matches à domicile à la Riveraine. Un seul billet pour deux matches. La «première» aura lieu aujourd'hui avec Université - Brunnen à 15h et Union Neuchâtel - Cossonay à 18h. Bonne idée, assurément. Mais le public va-t-il suivre? Est-il le même pour le basket masculin et féminin?

«Question insultante»

«Je pense que oui, estime Patrick Cossettini. Si je vais voir un match de filles, je croise des spectateurs qui viennent aussi à Union. Je crois fort à cette synergie.» Question bête: est-ce le même sport? «Ça a le même nom, ce doit être le même sport... La question est insultante pour les filles.» Pardon. «Du hockey et du hornuss, ça ce n'est pas le même sport.» Noté.

Le basket des filles n'est pourtant «pas le même» que celui des garçons, relève Thibaut Petit. «Même si en Suisse, la LNB masculine a encore beaucoup de choses à apprendre... Et la LNA est très moyenne sur le plan européen. Vous parlez de spectacle? Je serais curieux de voir combien de dunks et d'actions spectaculaires il y a dans un match de LNB ou de LNA. Je suis sûr qu'il n'y en a pas énormément.»

Les deux hommes se rejoignent pour dire que le basket féminin est plus technique et plus tactique. Plus fin aussi. «Les filles ne vont pas conclure une contre-attaque par un dunk, souffle Patrick Cossettini. Mais elles offriront des transitions rapides et de bonnes séquences de jeu. La dimension «hauteur» est différente, mais tout le reste est comparable. De plus, Université est la seule équipe de LNA du canton dans un sport collectif. Elle mérite une vitrine.»

Beaucoup de gens ne connaissent le basket féminin que de loin. «Notre pari est de faire venir des curieux qui deviendront des supporters, rebondit Thibaut Petit. C'est faisable. Mais pour cela, il faut jouer le haut du tableau. C'est à nous d'assumer.» /PTU

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