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Séparer le bon insecte de l'ivraie

Le coton et le maïs génétiquement modifiés pour lutter contre les ravageurs ont des effets négligeables sur les insectes utiles. C'est la conclusion de trois scientifiques du Pôle de recherche national Survie des plantes, piloté par l'Université de Neuchâtel, publiée dans la revue «Nature Biotechnology» de janvier.

06 mars 2006, 12:00

Grâce à l'incorporation d'un gène de la bactérie Bt (bacillus thuringiensis) qui produit une protéine insecticide, les plantes de coton et de maïs transgéniques peuvent lutter contre les insectes ravageurs. Mais une question taraudait les chercheurs: cette protéine insecticide est-elle aussi négative pour les insectes utiles, comme les coccinelles qui se nourrissent d'insectes herbivores, qui contribuent à réguler les populations de ravageurs? Pour y répondre, les trois chercheurs ont passé en revue les résultats de nombreuses études publiées sur le sujet.

Ils n'y ont trouvé aucune indication d'effets directs des plantes Bt sur les ennemis directs des ravageurs, que ce soit suite à l'ingestion de la plante contenant la toxine ou en attaquant des insectes herbivores qui avaient eux-mêmes consommé la toxine. Par conséquent, selon le communiqué du PRN, les données actuelles révèlent que les plantes Bt restent compatibles avec la lutte biologique contre les ravageurs. Prudents, les chercheurs évitent cependant toute généralisation, car «les données disponibles à ce jour ne permettent pas de se prononcer sur la sécurité d'autres protéines insecticides qui pourraient être exprimées dans les futures cultures transgéniques.» / comm-axb

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