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Retour vers le futur

Gérard Castella et son adjoint, Jean-Philippe Karlen, ont passé une bonne partie de leur carrière, tant de joueur que d'entraîneur, à Lausanne. Une ville qu'ils retrouveront ce soir Gérard Castella et Jean-Philippe Karlen ont rendez-vous avec les souvenirs. L'entraîneur de Neuchâtel Xamax et son adjoint mèneront les «rouge et noir» ce soir à la Pontaise. Un stade où ils ont tous deux vécu des moments inoubliables... jusqu'à il y a quelques mois.

24 sept. 2006, 12:00

Souriants et détendus, réchauffés par les rayons de soleil qui ont enfin percé le brouillard au bord du lac, les deux hommes se plongent, pendant quelques minutes, dans leur passé. Pour mieux préparer un avenir lumineux.

Que représente pour vous le Lausanne-Sport? Jean-Philippe Karlen: J?ai passé quinze ans de ma vie dans ce club. J?ai commencé en cinquième ligue, j?ai connu la LNA... La dernière fois que je me suis rendu à la Pontaise en tant qu?adversaire c?était en 1999, le jour où, en s?imposant 5-2, Servette remportait le championnat. Ce club m?a beaucoup donné. Je lui ai aussi rendu. Gérard Castella: Mon seul trophée comme joueur, je l?ai remporté à Lausanne, la Coupe en 1981. Une période géniale avec les Gabet Chapuisat, Erich Burgener, Robert Kok...

Plus récemment, il y a eu surtout votre période sur le banc lausannois. Avec des exploits à répétition... G.C.: Le défi était magnifique. Après la faillite, il fallait tout reconstruire. Je me suis investi à 100%. Je n?étais pas seulement l?entraîneur, mais aussi le responsable technique, le manager. Les résultats ont suivi, avec deux promotions consécutives, mais au-delà de cela, je retiens l?aventure humaine.

Pouvez-vous développer? G.C.: En deuxième ligue inter, nous étions allés jouer au Pâquier, entourés de vaches. Leurs cloches faisaient tellement de bruit qu?on ne s?entendait pas! Je conduisais aussi le minibus de l?équipe... Après avoir connu le haut niveau, cela m?a fait du bien de retrouver le football de base. J?ai vécu une expérience fantastique à Lausanne.

Pourquoi alors avez-vous quitté le club? G.C.: Après avoir ramené le club en Challenge League, et joué le haut du tableau, je me suis posé la question: «qu?est-ce que je peux faire de plus?». Pour une fois, j?ai écouté ma tête et non mon c?ur. Je n?ai pas commis la même erreur qu?à Servette après le titre.

Et vous, Jean-Philippe, avez-vous hésité avant de suivre Gérard à Neuchâtel? J.-P.K.: Pas un instant. C?est une chance inestimable de pouvoir apprendre un nouveau métier à ses côtés. L?année passée, ensemble nous avons frôlé la promotion. Nous allons finir le travail cette saison à Neuchâtel! G.C.: C?est essentiel de pouvoir compter sur «son» staff. A Saint-Gall je m?étais trouvé en difficulté aussi parce que j?avais dû travailler avec les adjoints de l?ancien entraîneur (réd: Marcel Koller). J.-P.K.: Je suis convaincu d?avoir opéré le bon choix. J?avais déjà entraîné des juniors et, en tant que joueur, j?ai toujours adoré donner des conseils aux plus jeunes. G.C.: «Charly» a un vrai feeling avec les joueurs. Il sait se faire respecter tout en servant de relais entre l?entraîneur et l?équipe. Dans quelques années, il prendra ma place! J.-P.K.: Un jour l?oiseau doit quitter son nid. Mais en ce qui me concerne, je ne vois pas ce moment à court terme. Pas avant six ou sept ans.

Quels sont vos meilleurs souvenirs liés au LS? J.-P.K.: Notre match de Coupe UEFA à l?ArenA d?Amsterdam. Sortir l?Ajax, quel exploit! Mon premier match en qualité d?entraîneur assistant, la saison passée m?a aussi marqué. Nous perdions 4-2 à Winterthour. Nous avons fini par nous imposer 5-4. G.C.: Notre succès de la saison passée 2-1 à Sion, devant 14.000 spectateurs.

Pensez-vous que Lausanne soit aussi compétitif que la saison passée? J.-P.K.: Ils n?ont rien perdu. Ils ont gardé certains joueurs-clé et leur campagne de transferts a été réussie. G.C.: A mon sens, le LS s?est même renforcé. D?accord, Chapuisat a arrêté, mais Thurre est venu pour le remplacer! Et Isabella a été relayé par Crettenand. Surtout, la plupart des joueurs abordent cette saison avec une année d?expérience en plus en Challenge League et avec le plein de confiance découlant de l?excellent exercice passé. C?est un des favoris du championnat.

A quel genre de match vous attendez-vous? J.-P.K.: Je prévois une partie ouverte, très physique. La décision tombera durant les 20 ou 25 dernières minutes. G.C.: Les joueurs du LS seront «revanchards», ils voudront montrer toutes leurs qualités. J?imagine qu?il en ira de même pour Alain Geiger, qui a passé plus de temps à Xamax que moi à Lausanne. Au bout du compte, je suis sûr qu?on verra du spectacle ce soir à la Pontaise. / ESA

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