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Quand le batteur invite

A Neuchâtel, le bar King propose presque un concert chaque soir. Eclairage sur les «Jams organisées» du mardi avec Raphaël Pedroli Raphaël Pedroli a toujours rêvé d'inviter des artistes en résidence au bar King à Neuchâtel. Pour l'instant, le batteur neuchâtelois se contente de monter des projets avec ses amis, connus à l'école de jazz de Berne pour la plupart. La fidélité de certains musiciens, pour la troisième saison, donne des jams de plus en plus organisées autour de ses baguettes ou des concerts de plus en plus «libres».

23 sept. 2006, 12:00
Elle chante partout

Carte blanche pour le programmateur qui s'entoure, mardi 26 septembre, de la chanteuse bâloise Lisette Spinnler, de Lorenz Beyeler à la contrebasse et de Colin Vallon au fender rhodes. Avec un repas dès 19 heures, il est prudent de réserver, conseille Raphaël Pedroli. Lisette Spinnler avait déjà séduit au même endroit.

Elle disait, l'an dernier dans la «Basler Zeitung», son besoin de chanter, partout, «même dans le tram». Pour la liberté que cette musique offre, elle a choisi le jazz, délaissant le chant classique. Elle adore le scat, «qui peut sonner différemment d'un jour à l'autre et ne me relie à aucune langue». Ses modulations lui permettent d'improviser, de créer.

Coup de chapeau

Le batteur se définit volontiers comme un mercenaire, il assure 100 à 150 concerts par année. Accueilli à Berne, Zurich ou Bâle, il invite «chez lui». Raphaël Pedroli prévoit une année 2007 chargée. Avec son groupe Contreband, sa soeur Lole ou Bambeat, il fourmille de projets. Les deux objectifs du programmateur, à Neuchâtel, sont d'attirer des musiciens de l'extérieur et de faire vivre la scène jazz d'ici. Le mardi, c'est gratuit, mais le chapeau circule. Et le public se montre généreux. En fin de soirée, le batteur trouve de quoi défrayer les musiciens, soit 100 francs par personne.

Il note qu'il n'est pas toujours facile de jouer dans un bar. «C'est un test. On remarque que la seule qualité du musicien ne suffit pas à retenir l'attention». Il faut aussi une personnalité. Les solistes doués mais autistes n'ont aucune chance dans un lieu comme celui-ci: «Ça ne pardonne pas!» Pas timides, le guitariste chaux-de-fonnier Julien Revilloud joue en solo le mardi 3 octobre et Christophe Irniger, sax tenor, la semaine suivante.

Du bon gros blues

Le trio Contreband balancera son grunge jazz les 17 octobre 5 décembre, avec Fabian Gisler à la basse et Colin Vallon. Sans dévoiler toute la saison, on signalera la prestation des Five Blind Boys from Parish, qui a fait fondre le macadam durant le Buskers Festival de Neuchâtel. Du bon blues primitif à tester en club, avec Napoléon Washington et Simon Gerber. «On s'est éclaté aux Buskers, j'ai la chance de jouer avec deux musiciens extraordinaires. Et les trois des Five ne se prennent pas trop au sérieux...

Le 24 octobre, Julien Monti et ses flûtes ethno et le 7 novembre, un autre flûtiste, Nicolas Heiniger avec le pianiste Raoul Baummann. Sans vouloir être exhaustif, on n'oublie pas les bassistes Mimmo Pisino et Jean-Pierre Schaller ou le saxophoniste Domenic Landolf. Au caveau ou au bar, il se passe toujours quelque chose. Le mieux est de réserver ses mardis jusqu'à Noël et de consulter le programme pour le reste de la semaine. / JLW

www.barking.ch

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