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Premières mesures prises par les clubs de Challenge League

24 nov. 2009, 09:38

Le club de Gossau était dans l'œil du cyclone hier après les révélations de la presse alémanique et des enquêteurs allemands au sujet de l'implication présumée d'un ou plusieurs de ses joueurs dans le scandale des paris truqués. Un joueur de l'équipe a été suspendu et l'ancien gardien aurait disparu.

Le match de Challenge League perdu 4-0 par Gossau contre Locarno en mai dernier figure parmi les 200 rencontres suspectées d'avoir été influencées par un réseau de parieurs frauduleux basé dans la Ruhr. Selon plusieurs médias alémaniques qui citent le président Roland Gnägi, le club saint-gallois a suspendu son milieu de terrain Mario Bigoni, lequel a été interrogé par la police.

Roland Gnägi était injoignable hier. Mais Bigoni lui aurait dit avoir été approché avant un match par un coéquipier lui lançant qu'il y avait «de l'argent à gagner».

Par ailleurs, la police chercherait aussi à entendre Darko Damjanovic, portier de Gossau la saison passée. Mais l'actuel gardien de Linth (2e ligue interrégionale) serait introuvable, des rumeurs faisant état d'un départ en Serbie pour raisons familiales.

L'ASF de son côté précise qu'elle «n'a eu à ce jour aucun contact avec les autorités» dans cette affaire, a dit son porte-parole Marco von Ah. Mais la Fédération et la Swiss Football League doivent être mis au parfum par le Ministère public de la Confédération, chargé du volet suisse de l'enquête, dans le courant de la semaine.

L'ASF a également été invitée, ainsi que huit autres fédérations impliquées (Allemagne, Autriche, Belgique, Croatie, Slovénie, Turquie, Hongrie et Bosnie-Herzégovine), à une réunion de crise au siège de l'UEFA à Nyon. La séance aura lieu demain à 9h. Y assisteront le président Peter Gilliéron et Claudius Schäfer, directeur de département légal de la SFL. Jusque-là, la Fédération ne fera aucun commentaire sur cette affaire, a dit Marco von Ah.

L'attaquant de Thoune Omar Fayé reste suspendu jusqu'à la fin de l'année, a annoncé le club. Auditionné hier par des responsables du club, il a confirmé avoir bien été interrogé par la police - comme témoin. Le FC Thoune a mis en place une commission interne chargée de se pencher sur ces événements. Un autre match de l'équipe, dont il n'avait pas été question jusque-là, serait également concerné par l'enquête: Gossau - Thoune du 17 avril (4-3).

Yverdon, qui avait justement battu Thoune 5-1 en avril dans un des matches incriminés, entend ne pas rester passif, même s'il n'est nullement inquiété par l'enquête du Ministère public de la Confédération. «Je vais soumettre un courrier à tous mes joueurs, dans lequel ils doivent assurer n'avoir pas eu de contact avec des personnes voulant truquer une partie même s'ils ont refusé, ou n'avoir pas eu écho d'une telle tentative auprès d'un coéquipier», annonce Paul-André Cornu.

Le président d'YS veut se protéger. «Si on ne fait rien et qu'une affaire éclate, la sanction sera classique. Avec ce document signé, en cas de non-respect des engagements, j'aurai la possibilité de demander une indemnisation en justice.»

Neuchâtel Xamax, dont le nom avait été mentionné à cause de son match amical contre les Bosniaques de Travnik (également adversaires de Sion cet été), reste serein. «Je ne vais rien faire», assène le président Sylvio Bernasconi. «Cela ne nous concerne pas. D'ailleurs je n'y comprends rien du tout, à ces histoires de paris. Encore, si Xamax avait battu le Real 3-0. Mais là, ces Bosniaques étaient tout simplement moins forts que nous.» /si

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