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Pas un asile à molosses

02 oct. 2008, 09:51

«Le Conseil d'Etat n'aime pas les chiens dangereux. Il n'offre donc pas l'asile aux molosses vaudois!», fribourgeois ou d'ailleurs, a indiqué hier Bernard Soguel, en réponse à une question de Jean-Daniel Blant. Le député imaginait que les molosses recalés à l'examen dans les cantons voisins finissaient par être exilés dans le canton de Neuchâtel (refuges ou particuliers), où la politique est moins restrictive qu'ailleurs en Suisse romande. Neuchâtel se contente de l'éducation des maîtres et de leurs canidés, regrettait dans son intervention Jean-Daniel Blant.

Pour étayer sa réponse, le conseiller d'Etat a d'abord recensé toutes les mesures que le canton a prises bien avant la Confédération pour se prémunir contre les risques induits par les chiens à problème. Et de noter qu'entre 2002 et 2007, le risque de morsures a baissé de 50% avec l'introduction à l'école primaire de cours de sensibilisation. Le chef de l'Economie n'exclut pas qu'un cas ou l'autre soit vérifié; «nous ne pouvons pas l'empêcher, mais il n'y a pas de systématique», a-t-il assuré avant de rappeler que le canton conseille aux refuges d'euthanasier les molosses et autres chiens dangereux plutôt que de chercher à les placer.

En fait, a souligné Bernard Soguel, les molosses sont responsables de 10 à 12% des morsures, tandis que 15 races sont responsables des morsures ayant causé de graves blessures. «Nous, nous refusons de nous concentrer sur une seule catégorie de chiens.» /ste

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