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Où les vêtements de filles sont pires que la neige inuit

17 oct. 2008, 09:13

Il paraît que pour désigner la neige, la langue inuit possède plusieurs dizaines de mots différents. Ces termes permettent de refléter précisément d'infimes nuances de teinte ou de consistance, que le non-Inuit est bien incapable de percevoir. De la même manière, ma moitié semble douée de compétences linguistiques exceptionnelles dans le domaine des habits, alors que mon propre lexique vestimentaire se limite à ce qu'on pourrait qualifier par euphémisme de «strict minimum».

Cela ne porterait pas à conséquence si, de temps en temps, ma mie ne me demandait pas de lui trouver son «caban mauve», son «parka à capuchon» ou sa «petite veste en velours, tu sais, celle que je portais hier». Dans ces moments-là, je me trouve plongé dans un état de panique mêlée de résignation semblable à celui qu'éprouve le cancre prié de résoudre une équation du troisième degré. Parfois, après de laborieux efforts, je parviens à isoler par élimination deux candidats potentiels.

Me voilà alors face au fameux dilemme du flic hollywoodien qui, pour désamorcer la bombe, doit choisir à l'instinct entre le fil bleu et le fil rouge... Et moi, l'instinct, en ce qui concerne les bouts de tissus... Bref, ce genre de scène finit toujours de la même façon: mon amoureuse hilare, alors qu'en guise de «twin-set beige» je lui tends fièrement un T-shirt gris pâle. Qui sait, peut-être que j'aurais moins de mal s'il s'agissait de neige?

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