Neuchâtel Xamax fait le spectacle

Neuchâtel Xamax s'est offert sa première victoire de la saison à la Maladière. Victime des hommes de Didier Ollé-Nicolle fort bien inspirés, Lucerne n'a pas eu son mot à dire.

25 oct. 2010, 09:06

«Neuchâtel Xamax mérite sa victoire. A la pause, nous pouvions nous estimer heureux de tenir le 0-0. Nous avons bénéficié d'une grosse occasion dès la reprise, mais peut-être ne méritions-nous pas mieux. Nous n'étions pas là dans les duels et avons connu beaucoup trop de déchet technique.» Rolf Fringer, entraîneur du leader lucernois, ne cherchait pas d'excuses après le deuxième revers de son équipe cette saison.

La lucidité de l'ancien sélectionneur national offrait un bel hommage aux «rouge et noir», eux qui ont réussi un match plein pour s'offrir le scalp d'un leader rarement aussi peu inspiré en phase offensive depuis le début du championnat - troisième match à moins de deux buts. «Nous n'avons pas encore signé le match référence que nous recherchons», tempérait Didier Ollé-Nicolle. «Je retiens nos performances sur les quatre dernières parties (réd: trois victoires et un nul), où nous avons su nous montrer constants. C'est ce qui est le plus important à mes yeux.»

Sans tirer la couverture à lui, le technicien français refusait de céder à l'euphorie. Et pourtant, ses hommes ont tout simplement mis le leader sous l'éteignoir. A la pause, Nuzzolo et Cie auraient pu (dû?) mener au score. «Nous nous sommes procuré cinq ou six opportunités», calculait justement Didier Ollé-Nicolle. Les buts de Gohou et Ismaeel traduisaient donc le plus logiquement du monde la domination xamaxienne. «Peut-être que Lucerne était un peu moins bon qu'à l'accoutumée», reprenait le boss de la Maladière. «Mais l'équipe a livré le match que j'attendais d'elle, celui qu'il fallait pour récolter des points et celui où nous nous sommes montrés les plus dangereux.»

En effet, les Neuchâtelois ont battu Lucerne à son propre jeu, celui de l'animation offensive. «Nous avons élevé notre niveau dans ce domaine», se félicitait encore Didier Ollé-Nicolle. «Pour y parvenir, nous avons été très bons dans la récupération du ballon. Cela vient petit à petit. Il y a quelque temps, nous nous contentions de défendre et oubliions de jouer. Nous avons livré notre match le plus abouti, mais nous devons rester humbles. Nous n'aurions pas dû encaisser ce but et ce 2-1 constitue une victoire minimale.»

Une victoire signée Didier Ollé-Nicolle, qui a trouvé la recette pour redonner vie à son nouveau groupe. «Chacun fait des efforts, cela commence par la communication. Nous ne parlons plus que le français et l'anglais entre nous. Cela facilite les rapports. Les gars sont tous devenus un peu plus copains. C'est le plus gros changement qui est intervenu», justifiait le Français.

Avec des résultats et des points. /EPE