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Veille de la Passion avec Calliope

09 avr. 2007, 12:00

Invité des Concerts spirituels du Grand Temple, l'ensemble féminin Calliope, s'est fait, jeudi, une place fort honorable au sein de la famille des baroqueux. Pour la première fois en concert dans ce style et sous la direction du jeune chef Manuel Gerber, Calliope a fait preuve de cette ouverture vers d'autres musiques, qualité qui caractérise l'ensemble.

En choisissant des œuvres de Louis-Nicolas Clérambault (1676-1749) les interprètes ont ajouté à notre connaissance des pages rarement données en concert, pour lesquelles les choristes ont trouvé le ton juste, le recueillement, qui conviennent à la Veille de la Passion.

On ne résiste pas au ton tout d'humilité du «Domine ante te», on se laisse emporter par les harmonies du «De profundis». Les voix sont belles, les inflexions sont pleines d'une conviction, orante, communicative. L'interprétation du «Misere» est d'une puissance émouvante. Les solistes, Cécile Moser, Laurence Guillod, soprani, Francesca Puddu, mezzo, respirent avec la musique, prennent leur fonction de liberté, de clarté, au sein de l'ensemble.

Le rapport entre la voix et les instruments - Sébastien Vonlanthen, orgue positif, Maria Ferre Perez, théorbe, François Joubert-Caillet, viole de gambe - n'a pas entièrement évolué en faveur des voix. C'est presque trop de beauté instrumentale. Monotone dans l'uniformité, le clavecin eût été l'instrument adéquat pour accompagner les solistes.

Entre les pièces chorales, Sébastien Vonlanthen a interprété, aux grandes orgues, des œuvres de l'époque, Anne-Caroline Prenat, Roland Tschanz et Paul-André Leibundgut ont lu des textes bibliques et profanes en lien avec la Passion du Christ.

Cette veillée contemplative, sans applaudissements, selon le désir des ministres, s'est ensuite diluée dans le silence de la nuit pascale. /ddc

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