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Troisième opus doux et noir

05 nov. 2009, 11:32

Au début de la plage 6, grincent de vieux rouages rouillés, on pense à ceux d'un antique manège, poussé par le souffle fragile de la voix d'Arabelle, qui se faufilerait, comme la bise, quelque part dans un no man's land où auraient poussé de vieilles caravanes Airstream. II y a quelque chose de désespéré dans la musique composée par Isabelle Noverraz Schwarz, de ce désespoir qui donne envie d'écouter du rock et de partir courir dans la lande, le mors aux dents.

De ses débuts il y a dix ans, qui épousaient la forme d'un folk-rock intimiste, à son nouveau répertoire clairement plus électrique et aux ambiances davantage contrastées, Arabelle a conservé l'essentiel de sa personnalité. Ses textes, souvent oniriques et imagés, expriment des émotions à fleur de peau, révélant son univers intérieur. Entre noirceur et douceur, Arabelle se livre entièrement.

Sur ce troisième opus, «Upstream», l'auteure-compositeure chaux-de-fonnière s'est entouré de «Gallow birds». Jérôme Correa à la basse, Grégoire Perrenoud à la batterie, Martin Noverraz à la guitare et Claude Frank, philosophe-musicien, au piano. Un très beau disque, romantique et sauvage. /syb

Arabelle and the Gallows birds (CH) + Killbody Tuning (CH), Samedi 7 novembre, dès 21h30. Bikini Test

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