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Recours au cimetière

Nouvelle opposition à l'enlèvement de tombes Il l'avait dit, il l'a fait. Jean Pantillon a expédié la semaine dernière au Conseil communal le recours contre la désaffectation de massifs au cimetière de la Charrière, dont l'un abrite notamment la tombe de ses parents. Il est cosigné par huit personnes.

03 mars 2006, 12:00

A la Toussaint, la direction du cimetière avait annoncé la mesure, prise avant tout pour raison de sécurité. Des monuments et chemins sont en mauvais état. Dans trois massifs, 1450 tombes érigées il y a 50 ou 60 ans sont concernées.

Jean Pantillon a rassemblé un petit groupe de parents de défunts qui s'oppose à cette mesure (notre édition du 21 février). Le conseiller communal responsable Pierre Hainard a cependant confirmé la décision de désaffectation. Pour les recourants, ni loi, ni règlement n'obligent à la désaffectation. La dangerosité n'est qu'un prétexte. Le coût de la désaffectation serait inconsidéré. Les tombes visées sont une part du patrimoine local. Les opposants en appellent à plus d'humanité et de bon sens, tant que des descendants directs sont en vie.

Les signataires demandent à l'autorité de revenir sur sa décision ou, au moins, d'y surseoir jusqu'au moment où il aura statué sur l'établissement d'un carré d'inhumation de longue durée (trois générations). «Il serait injuste que la commune accède finalement à la demande des musulmans et que les autochtones (...) ne bénéficient pas des mêmes conditions». /ron

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