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Marc Pantillon restitue un pur moment de poésie de Poulenc

11 déc. 2010, 08:43

CRITIQUE - PAR DENISE DE CEUNINCK

En compagnie de l'Orchestre de chambre de Lausanne dirigé par Christian Zacharias, l'auditoire a vécu sous la magie de la musique française, mercredi à la salle de musique de L'Heure bleue. Marc Pantillon? «Un pianiste bien connu», disait-on en coulisse. Plus exactement que l'on croyait connaître. Francis Poulenc lui va si bien. Un rare plaisir de découvrir cette relation dans «Aubade» pour piano et 18 instruments.

Comment a-t-on pu oublier ce pur morceau de poésie, la partie de piano est admirable. Aussi vrai que l'instrument est au centre de la vie de Poulenc, comme de Marc Pantillon.

Cet artiste joue avec une perfection technique qu'on ne remarque même plus tant elle est évidente. Il passe avec une extrême fluidité de la toccata initiale à un récitatif, puis du rondo au presto ou encore à l'andante. Christian Zacharias maintient les instrumentistes dans ce même esprit. Ceux-ci répondent avec une maîtrise tout aussi évidente.

Puis, profondément musicien, pas vedette du tout, Marc Pantillon rejoint les rangs de l'orchestre dans l'interprétation de «L'Arlésienne» de Bizet. Zacharias donne à ces pages une version toute de transparence et de lisibilité. Chaque instrument contribue à rendre la luminosité, à préciser les contours des paysages, marche, mélodrame, pastorale ou farandole. Tout est raffinement. On ressentait le plaisir du public à réentendre des thèmes qu'il «a dans l'oreille» et à les applaudir longuement. Le flûtiste soliste a bien voulu accorder deux bis!

On ne saurait oublier Prokofiev et la symphonie No 1 au programme. Que ce soit dans le détail ou dans la perspective d'ensemble, Prokofiev a trouvé là des instrumentistes à sa mesure.

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