Maltraitance animale: l'abattoir des Ponts-de-Martel dénoncé par l'association PEA

L'association Pour l'Egalité Animale poursuit sa campagne de dénonciation des mauvais traitements subis par les animaux dans les abattoirs de Suisse romande. Après Martigny (VS), Moudon (VD) et Avenches (VD), elle diffuse ce mercredi des images de celui des Ponts-de-Martel.

05 juin 2019, 07:01
L'association a reçu plusieurs vidéos tournées clandestinement dans les abattoirs.

“C’est la quatrième enquête vidéo que nous publions d’un abattoir et, à chaque fois, nous avons constaté que les animaux meurent dans de terribles souffrances. La filière de l’abattage ne peut plus affirmer qu’il s’agit encore d’une exception: il en est de même partout.”

Fabien Truffer, porte-parole de l’assocation Pour l’Egalité Animale (PEA) dénonce mercredi matin, par voie de communiqué de presse, de nouveaux mauvais traitements dans un abattoir de Suisse romande. 

Après ceux de Martigny (VS), Moudon et Avenches (VD), c’est au tour de l’établissement des Ponts-de-Martel d’être pointé du doigt. Comme à son habitude, c’est avec une vidéo clandestine que PEA appuie ses accusations: animaux électrocutés incorrectement et subissant donc des souffrances et échecs répétés des étourdissements au pistolet à tige perforante. Certains animaux sont vraisemblablement encore conscients lorsqu’ils sont égorgés, assure l’association.

Attention, ces images peuvent heurter la sensibilité de certains lecteurs:

Pétition pour la fin du subventionnement

Elle a décidé de dénoncer l’abattoir des Ponts-de-Martel auprès du Ministère public neuchâtelois. Elle a également envoyé une copie des vidéos au Service de la consommation et des affaires vétérinaires (Scav).

PEA a par ailleurs lancé une pétition, adressée au Grand Conseil et au Conseil d’Etat neuchâtelois pour exiger la fin du subventionnement des abattoirs. En 2013, le canton avait accordé 694’000 francs à l’abattoir des Ponts-de-Martel pour une importante rénovation. La Confédération avait versé un montant équivalent.

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«Mesures exigées sans délai»

Confirmant la dénonciation déposée au Ministère public, le Scav explique par voie de communiqué qu’il a été mis au courant «en fin d’automne passé, que la conduite et la mise à mort des animaux n’étaient pas systématiquement effectuées selon les règles».

Il indique également «que des mesures ont été exigées sans délai pour corriger les manipulations inadéquates constatées aux abattoirs. Des améliorations immédiates ont été demandées, tout comme un programme de formation du personnel». Ce dernier «se caractérise par une surveillance renforcée, un encadrement en temps réel et des conseils donnés au personnel», précise le communiqué.