Les élèves de l'Ecole d'art revisitent la T-Touch de Tissot

Le Salon mondial de l'horlogerie et de la bijouterie s'est achevé jeudi à Bâle. Pour Tissot, outre la présentation de ses nouveautés, il a permis une collaboration avec l'Ecole d'art du Cifom. «Il faut ouvrir l'horlogerie aux non-horlogers, comme la mode et l'architecture», clame François Thiébaud. «L'horlogerie n'est pas surfaite. Elle est de tradition. Elle développe la fierté, le savoir-faire, la découverte de l'autre, contrairement à certains autres domaines du luxe», poursuit le directeur général de Tissot.

12 avr. 2008, 12:00

L'ouverture, à l'occasion du Salon mondial de l'horlogerie et de la bijouterie, la marque locloise l'a concrétisée avec l'Ecole d'art du Cifom. Les élèves en bijouterie ont été appelés à redessiner à leur manière la fameuse T-Touch. Onze modèles ont été présentés mardi dernier à l'occasion de la journée neuchâteloise. Autorités cantonale et locale, ainsi que la direction de l'Ecole d'art étaient de la partie. Un jury désignera les meilleures réalisations et les lauréats seront connus au mois de mai.

L'ouverture, Tissot la concrétisera encore à l'automne. La société compte installer une salle d'exposition dans le grenier de l'immeuble historique de la rue des Tourelles. Datant de 1908, ce bâtiment est classé et figure dans l'inventaire de la candidature au Patrimoine mondial de l'Unesco. Il s'agira «de mettre en évidence des pièces historiques mais pas de concurrencer le Musée d'horlogerie du château des Monts ou le MIH», précise François Thiébaud. Tissot souhaite plutôt mettre en avant des modèles lors de portes ouvertes comme celles du patrimoine horloger, dont la première édition a eu lieu en novembre dernier.

Une rotation des pièces exposées est aussi envisagée. Par ailleurs, la société possède des archives en matière de communication qui méritent aussi d'être mises en lumière. «Il faudra qu'on vienne avec des idées, que ça soit pédagogique aussi», dit le directeur général.

La Foire? «Une vraie confirmation que Bâle est unique. Elle est devenue incontournable. Ça se fait avec professionnalisme et sans forfanterie.» Quant aux affaires, pour Tissot, elles vont bien. «Nous avons la même croissance que l'horlogerie suisse», confie François Thiébaud. La conjoncture? «Les choses peuvent vite changer. S'il apparaît qu'il y a un ralentissement, que les mauvaises nouvelles viennent des Etats-Unis, la baisse devrait être compensée par les pays émergents. Nous le saurons à fin avril».

Outre des montres-bracelets pour dames et pour hommes, Tissot a notamment présenté à Bâle «sa boule de cristal», la Ball Watch. Son verre sphérique révèle un mouvement mécanique suisse sophistiqué. D'une taille plus que respectable, elle peut orner bureaux ou tables avec élégance. Les heures et les minutes s'égrènent au fil d'un compteur à la position 6 heures qui abrite une aiguille des secondes. / DAD