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Le vote sur la Couronne et ses terres pose la question de l'avenir du village

Un référendum ayant abouti, les Planchottiers se prononceront le 23 septembre sur un crédit de 600 000 fr. pour l'achat de la Couronne, les terrains adjacents étant par ailleurs offerts! Les avis des uns et des autres se sont exprimés lors d'une soirée d'information. «L'idée de ce référendum, ce n'est pas de s'opposer à l'achat de la Couronne - je l'aime bien, cette Couronne! - mais de vous demander quelque chose de plus clair, de plus précis, un rapport chiffré.» Marianne Guignard Fromont, membre du comité référendaire, résumait ainsi sa position mardi soir aux Planchettes. Le Conseil communal tenait une soirée d'information publique pour répondre au référendum lancé après que le Conseil général eut accepté un crédit de 600 000 fr. pour l'achat de la Couronne et des terrains adjacents de 10 000 m2.

17 sept. 2007, 12:00

Toute l'histoire était partie du car postal, qui ne peut plus parquer devant l'ex-poste. Il fallait trouver un terrain. La commune a demandé une parcelle aux propriétaires de la Couronne, Brenda et Guerrino De Pretto, qui souhaitaient se défaire en bloc de l'établissement et des terrains voisins. Ils ont proposé à la commune de racheter la Couronne pour 550 000 fr., mais en lui faisant don des terrains. Ce que le Conseil communal n'avait pas compris, il l'a d'ailleurs admis mardi soir, puisque le Conseil général s'était prononcé sur un crédit de 600 000 fr. pour la Couronne ET les terrains!

En l'occurrence, c'était surtout ces terrains qui intéressaient les autorités. En toile de fond, la volonté de faire venir de nouveaux habitants aux Planchettes, pour alléger la charge fiscale, donc de construire un lotissement de cinq ou six villas. Or, un autre terrain était déjà dézoné, mais bloqué par une opposition qui traînait depuis longtemps, et qui nécessiterait la construction d'une voie d'accès devisée à 200 000 francs.

Les débats ont été animés, avec une bonne cinquantaine de personnes dans la salle, preuve que le sujet ne laissait pas indifférent. Pour les référendaires, le rendement de la Couronne n'était pas assuré. Elle s'autofinance avec les locations, et des candidats tenanciers se sont déjà annoncés, indiquait le président de commune Didier Calame. Et lorsque des parcelles de ce terrain gratuit seront vendues, cela permettra de construire un ou deux logements supplémentaires et, à ce moment, la Couronne sera rentable à coup sûr. Mais encore fallait-il que l'Etat accepte le dézonage de ce terrain, et dans la salle on craignait «les méandres de l'administration». Et «utiliser la rentabilité de ce terrain pour rentabiliser la Couronne» semblait peu judicieux à Pierre-Albert Steinmann, référendaire, qui jugeait que, même avec le prix de la route d'accès sur le terrain déjà dézoné, l'opération serait tout aussi bonne.

Mais, pour les autorités, il s'agissait de ne pas laisser passer l'occasion. La commune est pauvre en terrains, cela lui offrirait une réserve appréciable pour l'avenir.

Le conseiller général Frédéric Roth résumait: «Il faut investir! Si on se laisse aller, nous n'arriverons jamais à baisser nos impôts. Il faut donner pour recevoir!» Son collègue Christophe Calame a calmé le jeu. Il regrettait un manque de communication et estimait que les choses s'étaient faites de manière trop précipitée, certes. «Mais les villageois doivent prendre conscience que, si on dit non à tout, la situation va devenir plus mauvaise de jour en jour...»

Aux Planchottiers de se prononcer, le 23 septembre prochain. / CLD

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