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Le POP et les Verts occuperont les deux sièges vacants de l'UDC

Les Loclois n'iront pas voter le 1er avril. Les deux candidates de gauche seront élues tacitement pour remplacer les sièges vacants de l'UDC. La droite a annoncé le retrait de ses deux candidates, motivé par des raisons d'économies. Ce n'est pas un poisson: pressentis pour se rendre aux urnes le 1er avril afin de procéder à des élections complémentaires (lire nos éditions des 6 et 13 février), les Loclois n'iront pas voter. Et les deux sièges vacants de l'UDC seront occupés par... deux candidates de gauche.

25 févr. 2007, 12:00

Jeudi soir au Conseil général, le groupe libéral-PPN-radical a annoncé qu'il retirait ses deux candidates. Ne restaient en lice que les deux candidates de la liste commune POP-Verts, Marie-France Stoller et Isabelle Zünd, qui seront donc élues tacitement.

Michel Rosselet (lib-PPN) avait déposé une interpellation plaidant pour que de chaque côté, on ne présente qu'une candidate, afin d'en arriver à ces élections tacites, en économisant du même coup quelque 20 000 francs. Entre-temps, la droite s'est approchée du POP, jeudi matin encore, pour essayer de faire passer cette mesure. «L'idée, c'était que radicaux-libéraux et Verts se partagent ces deux sièges, puisque c'étaient les seuls partis ayant encore des viennent-ensuite», explique Pierre Castella (lib-PPN). Mais le POP est resté sur ses positions.

Cela dit, «dans quelle mesure était-il utile de grignoter un siège pour une année?», demande Alain Rutti (rad). Le législatif loclois étant composé de 26 membres de gauche et de 15 membres de droite, «s'il y a deux sièges de gauche en plus pour un an, cela ne va pas remettre en cause la politique locloise».

L'interpellation de Michel Rosselet tombait du même coup. «La décision est prise. Le Conseil communal n'a pas besoin de répondre!» Il a répondu tout de même: Denis de la Reussille a rappelé que théoriquement, des candidats des rangs de la droite avaient encore jusqu'à vendredi à midi pour s'annoncer! Il exprimait aussi ses inquiétudes face au taux de rotation des élus dans les trois villes: «Ce n'est pas un signe de bonne santé politique». Cédric Dupraz (POP) regrettait «que la droite libérale ne fasse pas profiter la population d'un vrai choix démocatique» et, de plus, la prive «d'une élection à 100 pour cent féminine». La droite», ajoutait-il, «encourage consciemment ou non la dépolitisation, laissant entendre que le POP et l'UDC, c'est la même chose». Quant aux économies visées: «La démocratie a un coût, mais elle n'a pas de prix!» / CLD

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